Nouveau concert test "debout" le 12 juin : la Ferme du Biéreau accueillera 300 personnes pour le concert de Saule

Les concerts et événements test se multiplient ces jours-ci : après le Théâtre de Spa il y a quelques jours avec le concert du groupe Ykons, un autre test aura lieu ce 12 juin, à la Ferme du Biéreau, à Louvain-la-Neuve. Saule s’y produira à l’occasion de la sortie de son nouvel album.

Et à nouveau, 600 volontaires sont recherchés : 300 personnes assisteront au concert, et il y aura un groupe témoin de 300 personnes par ailleurs. Pour Gabriel Alloing, le directeur de la Ferme du Biéreau, c’est une chance : puisqu’il s’agira cette fois d’un concert debout, avec bien entendu un public masqué.

"Les gens pourront circuler librement à l’intérieur de la salle. Elle est évidemment grande pour 300 personnes, mais on se rapproche effectivement de plus en plus des conditions d’un vrai concert debout".

Sans distance. Avec donc, deux groupes distincts : ceux qui verront le concert et ceux qui ne le verront pas, mais qui seront quand même récompensés et qui auront une place, mais pour le prochain concert de Saule. "Il y a tout un protocole. On a dû préparer ça depuis plusieurs semaines maintenant. C’est toute une organisation, effectivement, pour encadrer les gens dès l’arrivée, puisqu’ils doivent tous être testés en amont, y compris ceux du groupe test".

Modus operandi : s’inscrire via le site

Il suffit de suivre le lien (via laferme.be), et se munir de sa carte d’identité. Une procédure assez simple, mais très encadrée, note Gabriel Alloing.

Si les résultats pour le KVS, Namur en Mai ou encore Spa sont encourageants puisqu’aucun participant n’a contracté le virus, il faut noter que dans cette démarche, les spectateurs sont testés au préalable, et, évidemment, on ne sait pas s’ils sont positifs ou négatifs avant.

"C’est-à-dire qu’on n’écarte pas les éventuels positifs. C’est ça le principe. Sinon, effectivement, ça n’aurait pas d’intérêt du tout. Tandis que là, on ne sait pas qui est positif. Et je crois que c’est à Spa ou au KVS, ou à Namur en Mai, je ne sais plus, un des trois, où il y a eu quelqu’un qui était positif, mais ça n’a pas eu d’incidence sur le public. C’est donc aussi la preuve que les conditions permettent de protéger chacun".

Remède de cheval pour la culture

Pour Gabriel Alloing, ces tests sont "nécessaires !" dans la mesure où "on met ça un peu comme conditions, si j’ai bien compris, au niveau du fédéral".

Reste que pour le directeur de la Ferme, dans l’absolu, la culture est soumise à ce "remède de cheval, qu’elle semble être un peu la seule à subir : on ne demande pas à quelqu’un de faire un test pour entrer dans un centre commercial ou pour aller dans un transport en commun, et il y a pourtant du monde".

Gabriel Alloing dit continuer à s’interroger, et se dit même un peu fâché. "J’avoue qu’au début, je comprenais la notion de " il y a un rassemblement avec beaucoup de monde, etc. ", mais on n’est pas les seuls à rassembler du monde.

Bientôt, les restaurants vont rouvrir, et Dieu sait que j’adore les restaurants, mais on y mange, on ouvre la bouche, on parle, etc. Donc, forcément, là, je comprends, et on sait que ce sont des lieux de contamination potentiels. La culture, il n’y a pas eu de preuve depuis le début de l’épidémie que ce soit des lieux de contamination".

Un peu tard, mais sans doute lié au millefeuille institutionnel

Et il relève aussi que chez nos voisins européens, il y a déjà eu toute une série de concerts tests depuis de nombreux mois. "On sait que c’est au niveau du fédéral que ça a coincé, puisqu’ils étaient partants à la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis longtemps. Oui, je crois que c’est un peu tard, mais c’est aussi sans doute lié au millefeuille institutionnel".

Programmation 2021-2022 "comme si on allait pouvoir revenir normalement dans les salles"

La programmation de la saison prochaine est faite, et comprend même le festival Kidzik à la fin de l’été. "On espère vraiment que les prochaines nouvelles vont être un peu plus encourageantes qu’elles ne l’ont été jusque-là parce que, somme toute, ça a été assez dur pour nous".

Gabriel Alloing était l’invité de Sophie Brems ce mardi matin dans Matin Première.

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