Notre-Dame : le photographe belge à l'origine du cliché qui a fait le tour du monde

Notre-Dame: le photographe belge à l’origine du cliché de la flèche qui s’effondre
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Notre-Dame: le photographe belge à l’origine du cliché de la flèche qui s’effondre - © GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

Sa photo a fait le tour du monde. La flèche qui s’effondre au milieu des flammes qui embrasent la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Un nombre impressionnant de quotidiens a choisi cette photo comme symbole de ce drame. Libération, Le Figaro, Le Soir ou encore La Libre mais aussi El País ou le New York Times et bien d’autres… Tous ont repris la même photo, celle où la flèche de Notre-Dame chute. Ce cliché, c’est l’œuvre d’un photographe belge de l’AFP, Geoffroy Van der Hasselt. Il travaille pour l’agence française depuis quelques années.

Alors qu'il a fini sa journée de travail, il entend qu'il y a un incendie à Notre-Dame. Le rédacteur en chef de l'AFP l'appelle et lui demande de se rendre sur place. Il fonce sur son scooter avec tout son matériel qui ne le quitte jamais. "Assez rapidement, peut-être un quart d’heure après que je sois arrivé, le toit de la nef s’effondre, donc je me dis que ça ne va pas tarder avant que la flèche s’effondre à son tour, nous raconte-t-il. Je suis vraiment dans un état second à ce moment-là, parce que je travaille, je me concentre, il n’y a pas d’émotion qui rentre en compte, un peu comme les pompiers ou les ambulanciers, et je fais en sorte d’avoir la photo du moment où ça s’effondre." Pour être certain de son coup, il enclenche même le mode "rafale". Et c'est à ce moment là que la flèche s'effondre. 

La photo a encore de beaux jours devant elle

A ce moment-là, Geoffroy n'imagine pas une seule seconde être le seul à avoir pris ce cliché. Plusieurs dizaines de photographes sont présents dont au moins sept rien que pour l'agence de presse pour laquelle il travaille. "J'ai envoyé la série de photos instantanément à l'AFP grâce à un boîtier sur mon appareil photo." Et très vite, elle est reprise partout. Voir sa photo en Une d’autant de quotidiens était une surprise pour lui. "J’étais assez étonné qu’une série de photos ait autant de succès, j’étais certain que ça allait être une vidéo qui allait montrer ce moment, explique le photographe. Donc je pense que la photo a encore de beaux jours devant elle parce qu’une photo peut résumer un événement et susciter des émotions."

Mais si on lui demande s'il est fier de ses clichés, Geoffroy reste modeste. "Ce n'est pas de la fierté que je ressens, parce-que c'est quand même un événement assez dramatique. J'étais juste au bon endroit, au bon moment et j'ai provoqué la chance. J'ai appris avec l'expérience à anticiper les événements." Et de l'expérience, il en a acquis au fur et à mesure des événements qu'il a couvert. 

A 33 ans, Geoffroy Van der Hasselt, originaire du Brabant wallon, réside à Paris depuis plusieurs années. Il travaille comme indépendant, notamment pour l'AFP. Un boulot qui lui a permis de vivre plusieurs faits marquants comme la prise d'otage de l'Hyper Casher de la porte de Vincennes le 9 janvier 2015, magasin devant lequel il était en planque ou encore les attentats du 13 novembre. Il est également amené régulièrement à se rendre à l'Elysée et il couvre toutes les manifestations des "Gilets Jaunes" à Paris.

Sa photo de Notre-Dame restera un symbole de cet incendie dramatique qui marquera l’histoire. Un souvenir que ce jeune photographe belge n’est certainement pas près d’oublier.

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