#notonmypasta, le hashtag pour le bien-être des vaches

Le parmesan au coeur d'un petit scandale, alors qu'une potentielle solution pourrait remplacer les techniques actuelles de gavage d'oies
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Le parmesan au coeur d'un petit scandale, alors qu'une potentielle solution pourrait remplacer les techniques actuelles de gavage d'oies - © Belga

Une vidéo postée par l'ONG Compassion in World Farming et diffusée en Italie provoque bien des remous au sein des producteurs de parmesan, expliquait Sophie Moens dans la séquence "Les Curieux du matin" sur La Première. Ces images ont été filmées dans 9 exploitations de la vallée du Pô, région productrice des Parmigiano Reggiano et des Grana Padano. On y voit des vaches maltraitées, enfermées et vivant dans leurs excréments. Le tollé est général, puisque ce sont ces mêmes vaches qui produisent le lait de ces fromages.

Cet événement a donné naissance au hashtag #notonmypasta, littéralement " pas sur mes pâtes ". Le hashtag fait aujourd’hui le tour de la toile et est destiné évidemment à faire évoluer les critères minimums de production en prenant désormais en compte le bien-être des animaux.

 

Les techniques de gavage d'oies pourraient disparaitre à l'avenir

Une innovation pourrait faire évoluer les techniques de gavage des oies, expliquait Sophie Moens. Alors que le foie gras connait une baisse de production de 38% en 2 ans, les techniques très largement décriées aujourd’hui pourraient bien disparaître à l’avenir grâce à une équipe toulousaine de chercheurs menée par le professeur Burcelin.

Depuis quelques années, ceux-ci travaillent sur une technique qui permettrait d’éviter ce forçage alimentaire. Cette équipe de chercheurs travaille à l’identification des mécanismes à l’origine de l’obésité et de la maladie du foie gras chez l’homme. Ils ont découvert qu’un écosystème bactérien contrôlait le stockage du gras dans le foie. Ils se sont donc demandé s’il était possible d’agir sur les oies d’élevage, afin de les conduire à engraisser leur foie elles-mêmes. Et la réponse est positive

Aujourd'hui, il existe une ferme d’élevage qui compte actuellement 150 oies. On y fait évidemment de la recherche et du développement. Ils parviennent à produire des foies de 300 grammes en attendant un agrandissement de leur élevage. En 2018, le site ariégeois espère faire passer sa production à 1000 oies, 5000 en 2019 et 10 000 en 2020.

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