Nos tatouages, principaux alerteurs de problèmes de santé

Tatouages, alerteurs de problèmes de santé
Tatouages, alerteurs de problèmes de santé - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

"Dermal Abyss" est le nouveau projet lancé par des chercheurs de l’Université de Harvard et du MIT (Institut de Technologie du Massachusetts). Cette collaboration met en place une nouvelle initiative: une encre intelligente capable de diagnostiquer certains problèmes de santé. En fonction du changement de couleur du tatouage, il pourrait indiquer une déshydratation ou un taux de glycémie élevé chez les personnes diabétiques.

 

Selon les chercheurs américains, la peau étant l’organe le plus important du corps humain, il serait judicieux de réussir à y placer des biosenseurs. C’est en réalité les variations du liquide interstitiel (composition dans laquelle on retrouve les cellules) qui permettrait à l’encre de changer de couleur. Elle varie entre le vert et le brun pour évaluer le taux de glycémie présent dans l’organisme. Pour une concentration de sodium plus importante, signe de déshydratation, une couleur vive se manifesterait.

 

"Il y a une introduction de corps étranger à l’intérieur de la peau."

 

Pour Alexandre Chamoun, dermatologue, l’invention présente plus d’inconvénients que d’avantages. "Il s’agit quand même d’un tatouage, c’est-à-dire qu’il y a une introduction de corps étranger à l’intérieur de la peau." Les résultats ne sont pas encore prouvés et les réactions semblent également dépendre des patients et des réactions de la peau de chacun. "À partir du moment où il va y avoir une réaction allergique, la peau qui va changer de couleur et donc le tatouage va devenir un peu plus rouge, plus inflammatoire. Donc ça peut biaiser le résultat."

 

 

Les principaux avantagés

 

La composition du produit présent dans l’encre et son efficacité ne sont pas encore connues puisque l’invention en est encore à la phase de test. Si elle s’avère être efficace, ce seront probablement les personnes atteintes de diabète qui pourront en tirer le plus d’avantages. Ces personnes ont besoin de contrôler leur glycémie entre trois et dix fois par jour. Pour se faire, ils doivent réaliser des piqûres qui se révèlent souvent très douloureuses. Avec ces tatouages interactifs, un simple coup d’œil à leur couleur suffirait pour se tenir informé. C’est en tout cas le but que souhaitent atteindre les chercheurs du MIT et de Harvard.

 

Le dermatologue Alexandre Chamoun, affirme que si l’initiative se révèle être efficace, il n’y aurait pas de zone plus avantageuse pour réaliser ces tatouages. Le taux de glycémie et donc de sucre étant identique partout dans le corps, la zone de la réalisation du tatouage importe peu.

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