"Nos Pilifs" aidé par Cap 48: "Donner un statut social à la personne handicapée"

Benoît Ceysens, directeur de la ferme "Nos Pilifs"
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Benoît Ceysens, directeur de la ferme "Nos Pilifs" - © Tous droits réservés

Dimanche a lieu la grande soirée de clôture de Cap 48, l'opération de solidarité de la RTBF. Que fait-on de l'argent récolté? La ferme "Nos Pilifs" à Neder-over-Heembeek a reçu un financement de Cap 48. Son directeur Benoît Ceysens explique: "Cap 48 est une opération qui nous permet d’innover dans de nouvelles activités que l’on ne pourrait pas oser sans l’aide à l’investissement que Cap 48 nous propose".

Que faites-vous concrètement avec les personnes atteintes d’un handicap?

"L’objectif de la ferme est de leur donner une place dans la société, de leur donner un rôle actif dans leur quartier, ce n’est pas de dire 'je suis la personne handicapée qui travaille dans l’atelier protégé', mais 'je suis le boulanger, je suis le jardinier, je suis celui qui reçoit les gens à l’accueil'. Leur donner un statut social plutôt que l’étiquette de personne handicapée".

C’est important pour ces personnes d’avoir cette conscience de leur entourage qu’ils ont un rôle dans la société?

"Je crois que c’est indispensable pour chacun de se sentir utile quelque part et de ne pas se sentir dépendant de la solidarité ou dépendant d’une quelconque institution, c’est vraiment d’avoir un rôle et d’être actif dans son quartier, dans sa famille, dans son entourage".

Vous voyez des personnes évoluer au fil du temps ?

"Bien sûr. On les voit bien souvent arriver très timorés, très reconnaissants de recevoir un peu d’aide, etc., et puis ils prennent une place et ils prennent un rôle actif, et de l’assurance".

On peut tous être concernés par le handicap un jour ou l’autre de sa vie.

"En effet, 80 % des handicaps arrivent en cours de vie. Ça peut être une maladie, ça peut être un accident, et c’est dans ce sens-là que nous avons cette année créé un nouveau projet qui s’intéresse à ce redémarrage. Dès lors qu’on connaît un accident grave qui bouscule son corps et qui le blesse, il faut redémarrer une nouvelle vie, et à partir de là il faut des moyens, un zoom médiatique et des moyens pour accompagner ce projet".

Tout savoir sur Cap 48

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