Nos nuits et nos songes plus intenses en période de confinement, rêve ou réalité ?

Confinement : nos nuits sont plus intenses en ce moment, rêves ou réalité ?
Confinement : nos nuits sont plus intenses en ce moment, rêves ou réalité ? - © Westend61 - Getty Images/Westend61

Les mesures de confinement imposées dans de nombreux pays du monde à cause du nouveau coronavirus ont des conséquences sur notre santé, l’économie, notre moral, mais aussi nos rêves. Nombreux sont ceux qui ont compris qu’en cette période, leurs rêves étaient plus intenses que d’habitude, plus vivaces et plus durables dans leurs souvenirs.

Selon Axel Cleeremans de la Faculté de psychologie de l’ULB, "nous dormons peut-être d’avantage en cette période de confinement. C’est une manière de nous réconforter, de faire passer le temps. Comme nous dormons plus, nous avons plus de phases de sommeil paradoxal qui permettent de rêver. Il faut dire que nous vivons des événements extraordinaires et exceptionnels ce qui entraîne très certainement une vie onirique plus intense".


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En temps normal, nous nous défoulons, libérons nos désirs par l’action en sortant, voyant des gens et en nous adonnant à diverses activités. Le confinement a pour effet de limiter ces exutoires, de sorte que "nous nous retrouvons davantage face à nous-mêmes et à nos ressentis". Pour Freud le rêve était le lieu de l’accomplissement déguisé d’un désir refoulé.

Exhutoires

Les songes nous permettraient donc de nous défouler puisque nous n’avons plus la possibilité de le faire éveiller. Ils ont également une fonction d’assimilation du réel, ainsi, si vous faites beaucoup de cauchemars, c’est sans doute une manière pour votre inconscient de digérer symboliquement la réalité et les angoisses qu’elle génère.

Les rêves sont aussi plus détaillés, plus clairs, moins décousus, et plus vivaces dans nos souvenirs car ils permettent de créer une forme de stabilité, en parallèle d’une réalité qui peut nous apparaître comme chaotique.

Si ces cauchemars vous submergent et deviennent difficiles à gérer, il peut être intéressant d’en parler avec un psychologue, certains tiennent des consultations à distance.

En attendant, pour éviter les mauvais rêves explique Axel Cleeremans, "il s’agit de ne pas passer trop de temps sur les réseaux sociaux, de limiter son exposition à l’information anxiogène et de pratiquer une activité physique pour se changer les idées, afin de ne pas donner de trop mauvais grains à moudre à son inconscient".

Journal télévisé du 31/03/2020

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