Nos eaux de baignade de plus en plus propres

97,3% des eaux de baignade belges répondent aux normes de qualité minimales, 79,6% sont même jugées d’excellente qualité.

C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’Agence européenne pour l’environnement. Des chiffres en légère hausse, qui confirment la tendance à l’amélioration constante de ces dernières années.

Les analyses effectuées portent sur d’éventuelles contaminations aux matières fécales, d’origine humaine ou animale, dont les principales sources sont les eaux usées domestiques ou en provenance des terres agricoles.

Les meilleurs spots wallons

En Belgique, 113 zones de baignade sont officiellement répertoriées et contrôlées. Les 42 zones côtières de la Mer du Nord répondent toutes aux normes minimales de qualité, 76,2% aux critères les plus stricts (52,4% en 2012).

En ce qui concerne les 71 sites situées en eaux intérieures (lacs et rivières), 95,8% atteignent le seuil minimal, 81,7% les exigences les plus sévères (63% il y a 4 ans).

C’est évidemment dans cette catégorie que sont reprises les 37 zones de baignade wallonnes, dont 14 vivement conseillées aux porteurs de maillots : la plage de Renipont à Lasnes, le Grand Large à Nimy, les étangs de Recht à Saint-Vith, l’Ourthe à la Roche-en-Ardenne et la Semois à Vresse-sur-Semois, la vallée du Rabais à Virton, les centres sportifs de Libramont et de Saint-Léger, les lacs de la Plate Taille à Cerfontaine, de Bambois à Fosses-la-Ville, de Robertville à Waimes, de Cherapont à Gouvy, de Falemprise et du Ry Jaune à Cerfontaine.

Des efforts récompensés, et des signes encourageants

Cette amélioration progressive de la qualité des sites de baignade wallons est le fruit d’investissements importants. Montrée du doigt par l'Europe, la Région a peu à peu mis son réseau d’égouttage et d’épuration en conformité, et de nouvelles dispositions ont été imposées aux éleveurs, comme l'accès aux cours d’eau progressivement interdit au bétail.

Mais il reste d’importants points noirs, des zones de baignade trop polluées de façon récurrente et fortement déconseillées voire interdites aux vacanciers : l’Amblève à Nonceveux et Coo, la Hoëgne à Jalhay, l’Our à Burg-Reuland, l’Ourthe à Hotton et Noiseux, la Semois à Florenville, la Lesse à Pont-à-Lesse, Hulsonniaux, Houyet et Belvaux, le plan d’eau de la Marlette à Seneffe, ainsi que les lacs de Neufchateau et de Butgenbach.

Cela dit, certains exemples de réhabilitation entretiennent l’espoir. Encore fermé il y a 4 ans, le Lac de Feronval, à Froidchapelle, présente désormais des eaux de bonne qualité.

Les efforts de protection en amont et d’épuration en aval se poursuivent dans les zones sensibles. Mais les résultats ne seront sans doute perceptibles que dans quelques années.

@RudyHermans

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