Nord-Kivu: les hippopotames massacrés

C'est ce qu'a affirmé une ONG locale citée par la radio onusienne Okapi.

Depuis une semaine, plus aucun hippopotame n'est visible dans le secteur de Vitshumbi, au bord du lac Edouard, ni dans la rivière Rutshuru, a déclaré le directeur de l'association Innovation pour le développement et la protection de l'environnement (IDPE), Bantu Lukambo, qui accuse les combattants Maï-Maï et les rebelles hutus des FDLR d'être les auteurs de ce massacre.Selon Bantu Lukambo, les combattants Maï-Maï du mouvement Pareco (Patriotes de la Résistance Congolaise) abattent en moyenne 10 hippopotames par jour depuis le mois de novembre. "Dans les deux baies de Vitshumbe, entre autres, Magiso, Vitshabiboko jusqu'à Nyakakombo, il n'y a plus d'hippopotames. Ils ont tous été massacrés par les Maï-Maï et les FDLR", a-t-il affirmé à Radio Okapi, parrainée par l'ONU. Le massacre des hippopotames dans cette contrée s'est intensifié, a-t-il précisé, au moment du repli des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) lors des affrontements avec la rébellion de Laurent Nkunda, le Conseil National pour la Défense du Peuple (CNDP). "Quand les Maï-Maï ont occupé les positions laissées par nos militaires, c'est à ce moment qu'il y a eu ce que nous pouvons appeler 'écocide'. Sur le terrain, nous avons vu réellement qu'il y a parfois échange de la viande d'hippopotame avec des effets militaires", a ajouté le directeur de l'IDPE.Un porte-parole du Pareco a pour sa part démenti toute implication de leurs combattants dans ce massacre. Les hostilités qui ont repris fin août à grande échelle dans l'Est de la RDC se déroulent au coeur du parc naturel des Virunga, qui abrite notamment des gorilles des montagnes et des hippopotames. Le nombre d'hippopotames dans les Virunga est ainsi passé en dix ans de 30.000 à 1.000 individus, selon le ministre congolais de l'Environnement, José Endundo Bononge.

 

(M.S. avec Belga)

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