Non, Cochonou n'était pas absent de la caravane du Tour de France pour des raisons religieuses

Non, Cochonou n'était pas de la caravane du Tour de France pour des raisons religieuses
Non, Cochonou n'était pas de la caravane du Tour de France pour des raisons religieuses - © LIONEL BONAVENTURE - AFP

"Mais pourquoi n’y avait-il pas de voitures Cochonou dans la caravane du Tour de France ?" se sont demandé de nombreux spectateurs belges du Tour de France ce week-end. Cette caravane composée de très nombreuses marques, belges et françaises (comme le Crédit Lyonnais ou Leclerc), ne proposait aucun produit Cochounou, au grand dam des amateurs de saucissons.

Mais alors, pourquoi cette absence ? Certains médias se sont posé la question sans forcément obtenir la réponse. Plusieurs internautes ont suspecté une interdiction de circuler pour les 2CV de Cochonou dans la capitale belge, suite à l’instauration de la "Low Emission Zone" qui interdit aux voitures les plus anciennes de circuler. La ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Frémault (cdH) rejette cette hypothèse.

Autre piste soulevée par de nombreux internautes, mais aussi par un site d’extrême droite française à la faveur d’articles de presse qui ne donnaient pas la réponse : la marque aurait évité Bruxelles pour ne pas brusquer la communauté musulmane. "La marque est-elle interdite à Bruxelles ?", demande un internaute. "Bruxelles, ville cosmopolite 100% halal ?", s’interroge un autre. "La marque Cochonou n’aura pas voulu prendre le moindre risque", affirme platement un troisième. Implicitement, nombreux sont ceux qui évoquent des raisons religieuses. Du pur fantasme.

Des raisons tout simplement commerciales

Nous avons pu joindre le groupe Aoste France à qui appartient la marque Cochonou. Il nous confirme d’abord faire encore partie de la caravane publicitaire du Tour de France, comme c’est le cas depuis 20 ans. Les célèbres 2CV prenaient d’ailleurs le départ de Binche ce matin comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous publiée sur Facebook.

Quant à l’absence de la marque sur les deux premières étapes bruxelloises, les raisons sont simplement commerciales. "Cochonou ne vend pas ses produits en Belgique. Il n’y a donc pas d’intérêt à faire découvrir nos produits si ensuite, les spectateurs doivent faire plusieurs dizaines de kilomètres et venir en France pour les acheter", développe la porte-parole du groupe Aoste France. Sa présence sur l’étape de Binche, en Belgique, ce lundi s’explique tout simplement par le fait que l’étape amène les coureurs et la caravane en France, où Cochonou promeut ses produits.

Lors du Grand départ de Düsseldorf en 2017, la marque Cochonou avait déjà choisi de faire l’impasse pour les mêmes raisons. De même, les spectateurs attentifs de la caravane belge de ce week-end auront remarqué la présence de voitures publicitaires belges, dont celles de médias comme Sud Presse, Le Soir, la DH et bien sûr la RTBF. Et comme Cochounou, ces médias belges quitteront la caravane lorsque le peloton quittera la Belgique. Tout simplement.

Reportage du samedi 6 juillet 2019 sur la caravane du Tour de France à Bruxelles

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