Démantèlement des centrales: Ecolo craint qu'Engie organise son insolvabilité et réclame d'urgence un cadre juridique

Nollet centrale
Nollet centrale - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

La Belgique n’est pas encore sortie du nucléaire que déjà le coût du démantèlement des centrales et la gestion de leurs déchets font déjà débat. Dès 2025, les travaux de démantèlement vont durer au moins 60 ans et leur coût est estimé à au moins 30 milliards d’euros, selon Ecolo.

Depuis plusieurs années, les producteurs d’électricité alimentent un fond "de provision nucléaire" afin de faire face à ces futurs travaux très onéreux. Mais pour Ecolo, ce n’est pas assez. Les verts craignent qu’Engie, aux commandes d’Electrabel depuis le milieu des années 2000, prépare l’insolvabilité de sa filiale belge afin d’éviter de financer le démantèlement et la gestion des déchets des centrales nucléaires.

Selon Jean-Marc Nollet, Chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre, il est urgent de renforcer l’arsenal législatif en la matière : "La santé économique d’Engie -Electrabel n’est pas bonne. Actuellement, 6 centrales nucléaires sur 7 sont fermées. De plus, nous avons appris, il y a peu, qu’Engie essaye de revendre ses vieilles centrales belges. Tous ces éléments, nous font dire qu’il y a urgence à renforcer le cadre juridique en Belgique."

Pourtant, insiste Ecolo et Groen, la Commission des provisions nucléaires a rendu un projet de loi comprenant une quinzaine d’articles pour renforcer ce cadre juridique d’ici la fin de la législature. Ce texte a été envoyé au gouvernement fédéral, il y a neuf mois.  "Le texte est entre les mains du gouvernement. Pourquoi le gouvernement n’avance pas ? Pourquoi ils ont accepté de reprendre les négociations avec Engie ?", s’interroge Jean-Marc Nollet.

Ecolo et Groen ont donc décidé de publier ce projet de loi pour faire pression sur le gouvernement de Charles Michel. "Nous avons laissé neuf mois à la ministre (Marie-Christine Marghem)  pour avancer et nous craignons qu’elle ne revienne avec un tout autre texte... Non, le pollueur doit payer", conclut le chef de groupe Ecolo à la Chambre. Du côté du cabinet de la ministre fédérale de l'énergie, on nous signale que Marie-Christine Marghem tiendra une conférence de presse dans la journée. 

Reportage dans notre journal télévisé de la mi-journée:

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