"Noir Jaune Blues, et après?": l'accès aux services à Onhaye

Pendant cinq jours, nous avons vécu une immersion dans la commune rurale de Onhaye, près de Dinant. L'impression générale qui ressort est que les habitants semblent satisfaits d'y résider: le calme, la nature, les traditions, les liens familaux au sein de l'entité.

Ceci dit, les habitants nous font remonter plusieurs préoccupations. D'abord, l'absence d'une maison de repos et le déracinement des aînés qui doivent quitter leur village, quand la santé ne permet plus de rester à la maison, pour la ville.

Il y a ensuite le manque de divertissements pour la jeunesse. Les comités de jeunes tentent de relancer les activités. Le sport, par contre, est bien servi: le foot au CS Onhaye, diverses activités au complexe sportif et associatif de Miavoye. Cependant, il n'y a pas de scouts, ni de cours de musique. La vie nocturne est également très limitée.

Enfin, il y a la question de la mobilité. Entre les villages, il n'y a pas de bus. Il faut donc inévitablement avoir recours à la voiture.

Ce n'est pas si mal

Les commerces sont peu nombreux dans les sept villages. Cependant, beaucoup s'accomodent de l'offre proposée. Quatre restaurants, une boulangerie, une friterie, deux supérettes: "Ce n'est pas si mal par rapport à d'autres communes" a-t-on pu entendre. Beaucoup d'habitants rapportent que Dinant ne se trouve qu'à dix ou quinze minutes en voiture. C'est là qu'ils travaillent parfois, qu'ils s'approvisionnent souvent ou qu'ils se divertissent.

Se rendre à Dinant, depuis Onhaye, semble très facile. Pourtant, pour un bon nombre de jeunes ou de personnes plus précarisées, l'isolement est plus pesant. Heureusement, l'esprit d'entraide y est toujours présent à défaut d'indépendance.

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