"Noir Jaune Blues, et après?" à Jette: Ali, le bénévolat a sauvé sa vie

Noir Jaune Blues à Jette : le témoignage d'Ali
Noir Jaune Blues à Jette : le témoignage d'Ali - © HATIM KAGHAT - LESOIR

"Je suis bénévole, je fais de la sensibilisation autour de la santé mentale. C’est mon dada. Ce qui m’a sauvé". A 37 ans — dont douze en tant qu’habitant de Jette — Ali est un personnage peu banal. Avenant et souriant, il déteste les moments de silence. Il les brise par un flot de paroles quasi ininterrompu et une mobilité infatigable.

Pourtant, perce dans sa voix et son regard une fragilité évidente. Une fracture. C’est qu’Ali n’a pas eu la vie facile. Né en Belgique, il devient orphelin de père et de mère à quatre ans à cause d’un accident de la route. Lui, ainsi que ses cinq frères et trois sœurs sont placés à l’orphelinat de la Cité joyeuse de Molenbeek-Saint-Jean.

"Plus grand, je deviens ambulancier. Mais les horaires étaient très difficiles. J’étais stressé tout le temps et, il y a cinq ans, j’ai craqué complètement", raconte-t-il, ému. C’est un ‘burn out’ carabiné. Il fera plusieurs tentatives de suicide. Difficile à croire aujourd’hui, si vous passez plusieurs heures à déambuler dans Jette avec lui.

"J’ai retrouvé le goût de vivre grâce à l’aide des soignants de la clinique Sans Souci — et je tiens à souligner la qualité du système de protection sociale belge. J’ai aussi redécouvert mes frères et sœurs ainsi que mes neveux, que j’adore". Surtout, il y a cette activité de bénévole au sein du club Norwest de Jette."On y fait de la sensibilisation autour de la santé mentale, entre autres choses. C’est un test pour moi : si je suis capable de gérer cette activité bénévole sur la durée, j’espère pouvoir retrouver un emploi." Ali va la vie !

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