Nicolas Hulot : "Trouver un équilibre entre ce que la nature peut nous donner et ce qu'on peut lui demander"

Nicolas Hulot: "trouver un équilibre entre ce que la nature peut nous donner et ce qu'on peut lui demander"
Nicolas Hulot: "trouver un équilibre entre ce que la nature peut nous donner et ce qu'on peut lui demander" - © GERARD JULIEN - AFP

L’ancien ministre français de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie Nicolas Hulot est de passage en Belgique cette semaine. Après avoir pris part ce mercredi à Bruxelles à une conférence intitulée "La transition écologique – quelles solutions pour le monde de demain ?", il était aujourd’hui à Bertrix pour rencontrer une centaine d’entrepreneurs wallons, rassemblés pour essayer de mieux concilier économie et écologie.

"Je trouve qu’il faut toujours accompagner ces initiatives qui essaient de se poser et de se poser des questions que l’on ne se pose plus parce que l’on est pris dans une espèce de mouvement. On ne sait pas ou l’on va, on ne sait pas comment on y va, et on ne sait pas si on a une raison d’y aller", a déclaré Nicolas Hulot au sujet de cette rencontre.

Ecologie et économie se rejoignent

Interrogé sur la façon de sensibiliser les entreprises aux questions de l’utilisation des ressources, Nicolas Hulot a plaidé pour une évolution vers un modèle économique mieux adapté aux changements de notre époque. "L’économie ne s’est pas constituée comme ça, au fil du vent, elle s’est constituée sur le dos de la nature. Si vous épuisez la nature, il n’y aura plus de substrats pour produire de la richesse. Qu’on le veuille ou pas, ce n’est pas nous qui déciderons et un moment cela va s’arrêter", explique-t-il. "Si l’on continue à promettre à chacun un accès illimité à des biens limités, c’est un mensonge qui va mal se terminer".

Pour Nicolas Hulot, écologie et économie se rejoignent. "L’écologie, c’est protéger les ressources et l’économie, c’est les partager et pas les dilapider ni les concentrer dans les mains de quelqu’un. Il faut un modèle qui se pose lui-même des limites dans le profit et les richesses".

Il n’a également pas manqué de soulever des questions concernant la finalité de l’entreprise et son rapport au profit, mais aussi sur le bien-être dans l’économie. "Est-ce normal qu’aujourd’hui, dans l’économie sociale et solidaire, 80% des personnes travaillent avec le sourire, et que c’est l’inverse dans l’économie conventionnelle ?", questionne-t-il.

L’ancien ministre se veut toutefois confiant quant à la responsabilité des politiques pour changer les choses. "J’espère évidemment que les politiques mettront en place des règles et des normes pour que le monde de l’entreprise évolue, travaille pour le bien commun et pas simplement pour le profit de certains".

 

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