Ni fête des pères, ni fête des mères mais "fêtes des parents" dans de nombreuses écoles

Ni fête des pères, ni fête des mères mais "fêtes des parents" dans de nombreuses écoles
Ni fête des pères, ni fête des mères mais "fêtes des parents" dans de nombreuses écoles - © Tous droits réservés

L'annonce de la décision de l'école Singelijn de ne pas réaliser de bricolage en classe pour la fête des mères avait suscité une énorme polémique, auprès des parents de l'école, mais aussi du grand public.

Certains se sont félicités que la direction tienne ainsi compte des enfants qui ne vivent pas avec une maman, parce qu'elle est partie, qu'elle est décédée ou encore parce qu'ils ont deux papas. Mais beaucoup d'autres ne comprenaient pas qu'on supprime une tradition importante à leurs yeux.

Pourtant, de nombreux citoyens ont souligné que si la communication avait été maladroite, le principe de ne pas réaliser de bricolage en classe dédié à la fête des mamans se pratiquait dans de nombreuses écoles du pays. Des écoles qui n'ont rien de "bobo" ou de "révolutionnaires", mais qui sont attentives au bien-être de l'enfant. Où la décision vaut pour toute l'école parfois mais souvent est prises classe par classe, année après année, au cas par cas.

Pas de suppression mais...

C'est le cas notamment à l'école fondamentale de Beaufays: "On n'a pas supprimé la fête des mères chez nous. Et on ne supprimera pas la fête des pères, tempère immédiatement la directrice Mme Libon.  Dans les classes des touts petits, les mamans sont reçues pour un petit-déjeuner avec présentation des chants et récitations appris pour l'occasion. Vient ensuite le tour des papas au moment de leur fête. Mais il y a des classes où il y a des parents qui sont décédés, des parents qui sont séparés: parfois, ça se passe bien, parfois moins. Chez nous, la famille est au cœur de notre projet, on l'associe à la vie de l'école, et selon les cas, il y a des classes où l'instituteur va prendre attention à l'un ou l'autre cas et adapter sa pédagogie. Il faut amener de la pertinence dans ce que l'on fait. Toutes nos intentions , même les activités artistiques, ont des buts pédagogiques qui sont transcrits dans notre projet d'établissement. La réalisation de bricolages se fait tout au long de l'année et s'inscrit dans l'acquisition de compétences artistiques".

Le bricolage réalisé, rien n'impose par contre à qui l'offrir..."Nous avons des familles monoparentales, des familles décomposées ou recomposées où parfois le compagnon prend plus de place que le parent naturel: dans ce cas-là, parfois, on fait un bricolage mais l’enfant reste un enfant, et l'offre à qui il le veut. Idem pour des enfants dont la maman est décédée, ça n'empêche pas qu'ils aient eu une maman, qu'ils réalisent un bricolage et l'offrent ensuite à la personne de leur choix".

 

Une question de projet

Tout est une question de projet. L'important c'est de communiquer, et de s’intéresser à l’enfant, c’est notre devoir en tant qu'école.

"Et puis, une année n’est pas l’autre, et c'est vrai qu'on organise une "fête des parents" dans certaines classes avec une grande exposition artistique, où toute la famille est conviée: le papa, la maman, les grands-parents, les proches, sans distinction".

Cela s'inclut alors dans une pédagogie par projet, qui est expliqué en début d’année à la famille: "Ca se passe très bien, nous vivons cela en harmonie, quelle que soit la décision adoptée".

La polémique autour de l'école Singelijn a toutefois mené à des discussions à l'intérieur de l'école. 

"Mais il est clair que dans un cas pareil, si les parents ne sont pas d'accord avec une décision de l'école, mon bureau est porte ouverte, les parents trouveront réponse ici. Parfois on polémique un peu trop vite plutôt que de dialoguer..."

 

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