Ne plus construire de rez-de-chaussée, une piste avancée pour éviter les dégâts liés aux inondations

Les inondations historiques de ces dernières semaines remettent au premier plan la question de l’aménagement du territoire. Faut-il revoir le plan d’aménagement global ? Certains experts disent que oui.

On le sait, il existe des cartes avec les zones potentiellement inondables. Et pourtant, il n’a pas été possible d’anticiper les inondations dévastatrices de ces dernières semaines. C’est désormais pour cette raison que les architectes et les urbanistes souhaitent une mise à jour des cartes pour créer un plan d’aménagement prenant en compte un travail de corrélation avec le travail de l’occupation du sol, les activités économiques, les logements, les équipements…


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"Ces cartes ne correspondent pas réellement à la réalité. Il y a un travail à faire. Premièrement celui de la cartographie et ensuite, il faudra identifier les zones qui ont été inondées et comparer avec ce qui était anticipé ou non", explique Benoit Moritz, architecte urbaniste.

Plusieurs pistes sont envisagées

Il est évident que le chantier actuel est vaste et il est urgent de proposer des plans pour l’avenir. Selon l’expert, il faut profiter de la situation pour anticiper les prochaines inondations. Cela signifie qu’il faut penser l’urbanisme d’une certaine manière.

"Pourquoi pas ne plus autoriser à construire des logements avec des pièces de vie au rez-de-chaussée dans des zones potentiellement inondables. Une autre solution pour l’expert serait de surhausser le rez-de-chaussée", suggère l’expert.

Toujours d’après Benoît Moritz, il y a également des réflexions à mener concernant les normes de construction d’urbanisme. On devrait penser notre urbanisme comme dans certains pays qui sont souvent confrontés à des cataclysmes météorologiques.


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Le Japon, par exemple, est un pays qui est particulièrement exposé aux catastrophes naturelles. C’est pour cette raison que les Japonais ont développé des techniques d’urbanisme pour limiter au maximum les dégâts comme par exemple le terrain anti-inondation à Tokyo ou les pagodes construites spécialement pour résister à des tremblements de terre.

"Il faut créer des règlements d’urbanisme qui tiennent compte pour le bâtiment neuf mais également pour le bâtiment qui doit être rénové", rajoute Benoît Moritz.

Toujours selon lui, il est important d’agir dans un avenir proche pour anticiper les futures catastrophes météorologiques.

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