Myria dénonce les coûts financier et humain des "éloignements", et le non-respect de certains droits

La loi de réforme de l'asile présentée par Théo Francken sera discutée aujourd'hui en séance plénière à la Chambre.
La loi de réforme de l'asile présentée par Théo Francken sera discutée aujourd'hui en séance plénière à la Chambre. - © RTBF

Myria, le centre fédéral migrations a présenté hier au Sénat un texte sur les expulsions d'étrangers en situation irrégulière. C'est l'une des priorités de la politique migratoire du gouvernement fédéral, mais Myria s'interroge sur les coûts financiers et humains d'une telle mesure.

Le budget consacré à la politique d'éloignement a augmenté de 35 % depuis 2014: cela représente 85 millions d'euros pour 12.000 personnes expulsées cette année, dont 4600 rapatriements effectifs. 

Mais il y a aussi et surtout le coût humain. Ces procédures d'éloignement ne respectent pas toujours les droits des personnes, selon Myria. Par exemple, les droits à l'information, à l'assistance juridique.

Myria estime que ces expulsions se déroulent dans une sorte de brouillard. Il y aurait trop peu de contrôle sinon celui de l'inspection générale des polices. L'idée serait d'ouvrir ce contrôle à davantage d'observateurs mais le secrétaire d'Etat à l'asile et à la migration Theo Francken s'y oppose. La loi de réforme de l'asile présentée par ce dernier sera discutée aujourd'hui en séance plénière à la Chambre. 

A ce sujet, le directeur de Myria François De Smet était au micro de Matin Première ce jeudi matin. "La crainte de l'appel d'air est l'alpha et l'omega de la politique migration qu'on vit," a-t-il notamment expliqué en avouant qu'il n'y avait "aucune hypocrisie entre ce que Theo Francken pense, dit et fait."

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