Musée Juif: la détention de Mehdi Nemmouche est prolongée de 3 mois

Les avocats de Mehdi Nemmouche n'ont pas demandé à ce qu'il soit remis en liberté. A l'issue de l'audience, Medhi Nemmouche a quitté le palais de justice sous haute escorte.

"Mehdi Nemmouche n'est pas décontenancé par les accusations qui sont formulées à son encontre et notamment par les nouvelles accusations concernant le meurtre d'otages en Syrie. Il est tout à fait serein", a commenté Me Sébastien Courtoy, l'un des avocats de l'auteur présumé de la fusillade au Musée juif de Bruxelles en mai dernier, à l'issue de l'audience de la chambre du conseil de Bruxelles.

"Il n'y a pas de preuve directe de la présence de Mehdi Nemmouche au Musée juif le 24 mai dernier", a encore affirmé Me Courtoy. "Mais nous nous en expliquerons devant la cour d'assises. Monsieur Nemmouche souhaite lui aussi s'expliquer lorsqu'il aura la parole devant les assises. Et nous expliquerons notamment comment monsieur Nemmouche s'est retrouvé en possession du fameux sac d'armes lorsqu'il a été arrêté", a dit l'avocat.

"Nous avons aussi posé une série de questions à la chambre du conseil et nous sentons que les juges nous comprennent", a ajouté Me Courtoy.

Prise d'otages

"Concernant la prise d'otages en Syrie, dans laquelle monsieur Nemmouche serait impliqué, il n'y a, à ce jour, aucune inculpation pour ces faits dans le chef de mon client", a poursuivi l'avocat. "Mais nous avons demandé à ce que ce dossier français soit joint à Bruxelles", a-t-il dit.

"Nous avons appris que cette information était déjà connue du parquet fédéral belge depuis plusieurs mois. Or, il n'en a pas fait état pendant les débats. Je constate donc que le parquet cache des informations au juge", a encore commenté Me Courtoy.

"Enfin, concernant ces rumeurs véhiculées par certains médias selon lesquelles monsieur Nemmouche avait aussi planifié un attentat contre le président de la République française le 14 juillet dernier, ce n'est que pitrerie et excentricité. D'ailleurs, ces rumeurs ont déjà été démenties par les autorités françaises", a déclaré l'avocat.

D’après Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK