Mourir pour mieux revenir à la vie : les premiers tests cliniques de la biostase

La technique de la biostase consisterait à remplacer le sang d’un patient par une solution saline froide, de sorte que la température du corps du patient descende entre 10 et 15 degrés. Cliniquement mort, le patient peut alors subir une opération avant d’être réanimé. Une technique, qui en est encore à ses balbutiements. Des chirurgiens de l’Université du Maryland aux Etats-Unis ont réalisé les premiers tests, comme l’explique le site Sciencepost.

Cette méthode rappelle en fait la cryogénisation. En faisant chuter la température corporelle du patient, les médecins suspendent l’activité cérébrale. Les médecins disposent alors d’environ deux heures pour soigner le patient qui se trouve en état de mort clinique. Après cela, son cœur repart et son corps retrouve sa température normale.

Tests cliniques jusqu’en 2020

Les résultats de cette procédure, officiellement nommée Préservation d’Urgence et Réanimation (EPR), ne sont pas encore connus. Les tests cliniques doivent encore se poursuivre jusqu’à fin 2020, expliquent nos confrères de Sciencepost.

Les porteurs du projet admettent que ces recherches ne font que commencer. Et la première étape consiste à vérifier si la biostase fonctionne réellement. Ce n’est qu’ensuite, en cas de succès, que les chercheurs détermineront la façon de l’utiliser et quels types de cas seront concernés.

Mais cette méthode pourrait s’avérer potentiellement révolutionnaire et pourrait permettre d’augmenter fortement les chances de survie des patients gravement blessés qui ne pourraient être soignés via les méthodes habituelles.

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