Moins de trains caillassés sur les lignes de la SNCB

Le phénomène reste malgré tout préoccupant.
Le phénomène reste malgré tout préoccupant. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La SNCB recense de moins en moins de trains caillassés sur son réseau. Selon des données communiquées par la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR), les actes visant des voitures à l'arrêt ou en circulation sont en régression: 125 entre janvier et septembre 2015, 203 en 2014, 181 en 2013, 220 en 2012, 426 en 2011 et 414 en 2010.

"Une tendance à la baisse est (à nouveau) observée", confirme donc bien Jacqueline Galant en réponse à une question parlementaire écrite. "Pour la période janvier - août 2015, on compte une chute de 32 % des faits renseignés au SOC (NDLR: le Security Operations Center de la SNCB joignable via le 0800 30 230) par rapport à la même période l'an dernier. La plupart des faits se déroulent entre mars et juin."

Points noirs: Jette, Schaerbeek, Bressoux, Herstal

Le phénomène demeure malgré tout préoccupant. Même si, par miracle, il n'a jamais fait de blessé. "La plupart des faits de caillassage de trains se passent en pleine voie et/ou dans des gares de moindre importance ou à des points d'arrêt où il n'y a pas de personnel (de surveillance) de la SNCB. Les communications au SOC émanent dès lors surtout de conducteurs de train."

Quant aux points noirs concernés en 2015, il s'agit des gares suivantes: Schaerbeek, Jette, Simonis pour la Région bruxelloise, Bressoux, Herstal et Sclessin à Liège, Mollem dans le Brabant flamand. "Ce sont les lignes situées dans les zones de Bruxelles et de Liège qui enregistrent la plupart des appels pour caillassage de trains. La ligne 124 Bruxelles - Charleroi compte elle aussi différents faits de jets de pierre sur des trains, mais toujours à des endroits différents. Il est à noter qu'il s'agit de tronçons de ligne fort fréquentés. Aussi, le risque que de tels phénomènes se produisent augmente relativement."

Les auteurs restent non identifiés

Depuis 2010, les services juridiques de la SNCB ont ouvert 162 dossiers suite à des faits de caillassages. Problème: 134 ont été classés comme irrécupérables en raison d'auteur(s) inconnu(s). Reste 29 dossiers: 19 dossiers dont les auteurs ont été identifiés et 10 autres en cours de traitement. "Le dommage facturé (réparations, perturbation du trafic, frais de personnel) s'élève à 8 705,53 euros dont 1 163,23 ont été récupérés. Il ne s'agit ici que d'une infime partie du dommage subi", regrette la ministre.

 

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