Moins de gêne face au handicap grâce aux classes inclusives

Moins de gêne face au handicap grâce aux classes inclusives
Moins de gêne face au handicap grâce aux classes inclusives - © FRED TANNEAU - AFP

Ce week-end est le dernier de l’opération de la campagne, CAP48. CAP48 est une opération de solidarité pour mieux intégrer la personne porteuse d’un handicap dans la société, ainsi qu’une meilleure intégration dans la vie quotidienne. Renforcer le sentiment d’appartenance dans la société passe notamment par une meilleure inclusion dès la scolarité. Elodie Gérards est institutrice et coordinatrice d’une classe inclusive à l’école "L’espérance" de Jemappes.

Tous les jours, elle permet à des enfants atteints d’une déficience de vivre une scolarité avec des élèves de l’enseignement classique. "En fait, je suis institutrice d’une classe d’enfants porteurs de handicaps, surtout de déficiences intellectuelles. C’est une classe qui dépend de l’enseignement spécialisé de l’école, "L’espérance". Neuf enfants de notre classe bénéficient d’un enseignement adapté, mais notre classe se trouve dans une école d’enseignement ordinaire, l’école Notre Dame de Jemappes, " explique-t-elle. Et, cette enseignante l’affirme : cette inclusion se passe très bien. "En fait, les enfants sont tout le temps avec les autres pour tout ce qui est récréation, repas, psychomotricité et éveil musical. Et nous organisons aussi des passerelles en fonction de l’enfant, de ses besoins et de ses aptitudes dans l’enseignement ordinaire."

Ces classes inclusives permettent aussi de réduire la gêne que peut susciter le handicap chez les enfants. " Il y a surtout, en tout cas c’est ce qu’on a remarqué, une immense bienveillance de leur part. Au niveau des maternelles, ce sont juste des copains comme les autres. La différence ne pose aucun problème, et ne se marque même pas vraiment. Et, pour ce qui est des primaires, on a vraiment un côté protecteur avec les enfants de notre classe." Favoriser l’intégration, moins de gêne face au handicap, les bénéfices sont donc nombreux de ces classes inclusives. Pour Elodie Gérards, cela favorise aussi l’apprentissage des deux côtés. "C’est une expérience humaine, très enrichissante, et c’est un projet bienveillant. C’est tout ça l’inclusion."

Des classes inclusives, un standard en Fédération Wallonie-Bruxelles?

Grâce aux dons à CAP48, davantage de classes inclusives devraient voir le jour en Fédération Wallonie-Bruxelles, à la rentrée prochaine. Cette institutrice espère que cela deviendra même un standard. "C’est clair que CAP48 nous aide énormément. Ils nous donnent des périodes pour qu’on puisse avoir assez de personnel pour pouvoir adapter tout pour nos enfants. Et sans eux, c’est clair que les classes inclusives seraient beaucoup plus compliquées et on espère justement que grâce aux dons, les classes inclusives vont pouvoir se pérenniser et se multiplier. C’est un projet qui fonctionne. Les progrès sont assez incroyables. En un an, nos élèves ont énormément évolué, et je pense que c’est vraiment grâce au contact des autres élèves. Je pense que le fait d’être dans une classe inclusive où on partage, où on s’intéresse vraiment à l’enfant comme il est, tout en étant dans un esprit bienveillant et humain, ça joue énormément," confie Elodie Gérards. La grande soirée de clôture de CAP 48 se déroulera ce dimanche, sur la Une.

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