Minitel: on coupe tout à 23h59

Adieu l’annuaire téléphonique du 3611, la météo du 3615 et le Minitel rose qui, à lui seul, compta jusqu’à 25 millions d'utilisateurs au sommet de sa gloire. Pourtant, à quelques jours d'une mort annoncée, le Minitel comptait encore 420 000 abonnés. 

Dès le milieu des années ’90, la première expérience télématique grand public n’avait pu résister à l’arrivée du PC et moins encore à celle de l’internet. En coma dépassé depuis quelques années, le Minitel se verra couper définitivement les câbles du réseau technique ce 30 juin avant minuit.

Distribué à grande échelle dans les années ’80, il restait plus de 700 000 exemplaires du terminal emblématique français dans les entreprises et chez les particuliers. 400 000  écrans ont été confiés à une entreprise de Toulouse chargée de son recyclage. De là, le Minitel entamera ensuite sa seconde vie sous forme de composants pour pare-chocs et sa poudre électroluminescente intégrera nos modernes écrans.

Restent 300 000 exemplaires dans la nature, sans doute conservés comme autant de reliques par la génération "préinternet". Mais pas de quoi s’octroyer un petit viatique: sur eBay un terminal se vend autour de 10 euros. Rien ne vieillit plus mal que la technologie.

Minitel belge: le couac

Si l’on évoque peu le Minitel belge, c’est qu’il ne connut pas la gloire de son voisin français. Notre "videotex" plus ciblé vers les professionnels ne décolla jamais dans le public, malgré un accord signé entre Minitel et la RTT en 1987. Les principales raisons sont que, contrairement à la France, le terminal n’était pas offert gratuitement et que le prix des communications, chez nous, pouvait atteindre jusqu’à 20 francs belges (50 eurocentimes) la minute. Difficile de résister à l’arrivée d'un internet gratuit.

J-Cl Ve

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