Migrants: le calvaire des femmes demandeuses d'asile

Un quart des demandeurs d'asile, en Belgique, sont des femmes.
Un quart des demandeurs d'asile, en Belgique, sont des femmes. - © DIMITAR DILKOFF - AFP

Depuis le début de cette année 2015, 12 000 personnes ont demandé l'asile en Belgique. Parmi elles, un peu plus d'un quart sont des femmes.

Venues principalement d'Afrique ou du Moyen-Orient, elles ont dû braver tous les dangers. Sur les routes de l'exil, les femmes sont plus exposées que les hommes. Notre journaliste Hélène Maquet a visité le Centre pour Demandeurs d'Asile de la Croix-Rouge de Jette, en région bruxelloise. Il est presque uniquement peuplé de femmes.

Voyage de tous les dangers

Angèle vient d'arriver au Centre. Menacée de mort, elle a quitté le Cameroun avec son jeune enfant. Elle a d'abord débarqué en Espagne. "La personne qui devait m’héberger a confisqué tout. On s’est retrouvés en Espagne séquestrés. Je n’avais plus mon passeport. Je n’avais pas assez à manger".

Angèle et son enfant ont pu fuir. La jeune maman a fini par arriver en Belgique. Comme Yasmine, Syrienne, elle aussi maman de deux filles. Elle a traversé la Méditerranée entre la Turquie et la Grèce, à 20 personnes sur un bateau gonflable.

"La traversée, ça a été le seul moyen de se sauver. Avec un passeur, on a convenu d'une somme, et que la traversée se ferait la nuit. La nuit, c'est la seule possibilité pour s'échapper. On était plusieurs à monter dans le bateau. La plupart des gens, comme moi, ne savaient pas nager. J'ai eu très très peur".

Enormément de femmes sont violées en chemin

La peur caractérise le voyage de ces femmes. Et le danger est bien là. Marie Moreau est assistante sociale. "Il y a énormément de femmes qui sont, en chemin, soit violées, soit contraintes à la prostitution".

Aujourd'hui, Yasmine et Angèle sont en sécurité, le temps, en tout cas, que dure la procédure d'asile.

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