Michael Jackson: presque aveugle et des problèmes urinaires

Projections d'une photo de Michael Jackson mort pendant le procès de Conrad Murray
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Projections d'une photo de Michael Jackson mort pendant le procès de Conrad Murray - © Robyn Beck (EPA)

Michael Jackson était presque aveugle, avait des problèmes urinaires et consultait un dermatologue trois fois par semaine, selon les déclarations à la police du docteur Conrad Murray.

L'enregistrement a été diffusé mardi au procès du praticien à Los Angeles.
Le docteur Murray a déclaré, deux jours après la mort de la star le 25 juin 2009, que sa "vue était très, très mauvaise. Je me suis rendu compte qu'il était vraiment aveugle". Le chanteur utilisait des lunettes grossissantes, a indiqué le médecin dont le procès est entré dans sa troisième semaine.
Le Dr Murray, 58 ans, est accusé d'homicide involontaire pour avoir administré au chanteur du propofol, un puissant anesthésiant qu'il utilisait comme somnifère et cause du décès. Le procès a déjà montré que, au moment de sa mort, Michael Jackson portait un cathéter pour recueillir ses urines et un tube nasal pour recevoir de l'oxygène. "M. Jackson avait des problèmes pour uriner. Au cours des derniers mois, il m'a dit que quand il allait aux toilettes, ça lui prenait des heures pour uriner", a affirmé le médecin. "Il lui arrivait d'uriner sur lui". Conrad Murray a raconté comment il avait traité le chanteur pour déshydratation et épuisement à plusieurs reprises, et comment la star se nourrissait mal. "Il ne mange pas, il ne boit pas. Il disait que sa mère avait dû le forcer à manger pendant toute son enfance. Il n'aime pas manger. Ce qu'il mange, quand il mange, c'est surtout du poulet et du riz". 

Dermatologue de renom

Conrad Murray a également indiqué que Michael Jackson allait trois fois par semaine consulter un dermatologue de renom à Beverly Hills, le Dr Arnold Klein. "La production m'a dit récemment que ses plus mauvais jours sur scène, c'est quand il ressortait du cabinet du Dr Klein, c'était trois fois par semaine", a déclaré le médecin, "et quand il revenait, il était épuisé et avait besoin de 24 heures pour se remettre".
Conrad Murray, qui a toujours reconnu avoir administré du propofol à Michael Jackson le matin de sa mort à sa demande, est poursuivi devant la Cour supérieure de Los Angeles. Il risque jusqu'à quatre ans de prison. Sa défense assure que le chanteur s'est auto-administré une dose supplémentaire de propofol à l'insu de son médecin et que cette dose l'aurait "tué instantanément".

Selon le médecin légiste, la star ne peut pas avoir provoqué sa propre mort

Le médecin légiste ayant réalisé l'autopsie du corps de Michael Jackson a battu en brèche mardi, lors du procès du médecin de la star à Los Angeles, la thèse de la défense selon laquelle le "roi de la pop" se serait auto-administré le médicament qui a provoqué sa mort.

Le témoignage du docteur Christopher Rogers, médecin légiste de l'institut médico-légal du comté de Los Angeles, était accompagné de la projection par l'accusation d'une photo choc: celle du cadavre nu de la star, allongé sur la table d'autopsie, les parties génitales barrées d'un placard noir.

Invité par le procureur David Walgren à expliquer la cause de la mort de Michael Jackson, le Dr Rogers a réaffirmé qu'elle était due à "une grave intoxication au propofol", un puissant anesthésiant que le chanteur utilisait comme somnifère et que son médecin, le Dr Conrad Murray, a reconnu lui avoir administré le matin de sa mort, le 25 juin 2009.

Qualification d'homicide?

Interrogé ensuite sur les raisons qui l'avaient conduit à qualifier la mort de la star d'homicide, le Dr Rogers a affirmé que "les circonstances ne peuvent appuyer l'auto-administration" du propofol, réfutant ainsi la thèse de la défense, qui assure que le chanteur a pris une dose supplémentaire de l'anesthésiant en l'absence de son médecin.

"Le Dr Murray a dit qu'il avait quitté la chambre de Michael Jackson pendant deux minutes après lui avoir administré le propofol et qu'à son retour il ne respirait plus", a rappelé le Dr Rogers. Cette hypothèse lui semble "moins probable" qu'une erreur du Dr Murray dans le dosage de l'anesthésiant.

Selon le Dr Rogers, la qualification d'homicide se justifiait également par le fait que le propofol "n'est pas le médicament approprié" pour traiter l'insomnie, eu égards aux risques encourus.

Il a également souligné que le traitement avait lieu au domicile du chanteur, un lieu inapproprié où l'on ne trouve pas les équipements nécessaires pour parer à un problème grave.

Interrogé sur l'état de santé général du "roi de la pop", Christopher Rogers a affirmé qu'il était "en meilleure santé que la moyenne des personnes de son âge". Il a notamment observé qu'à 50 ans, le chanteur n'avait pas de cholestérol et que ses artères étaient propres.

Il a néanmoins confirmé que la star avait la "prostate gonflée", preuve qu'il avait "des difficultés à uriner", et qu'il souffrait de "vitiligo, une maladie de la peau" caractérisée par une dépigmentation de la peau.


Belga

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