Mgr Léonard sur Fabiola: "J'ai beaucoup apprécié son engagement pour le pays"

Mgr Léonard sur Fabiola: "J'ai beaucoup apprécié son engagement pour le pays"
Mgr Léonard sur Fabiola: "J'ai beaucoup apprécié son engagement pour le pays" - © ERIC LALMAND - BELGA

"Comme tant de Belges, j'ai beaucoup apprécié l'engagement de la reine Fabiola pour la Belgique. En tant que personnalité publique, la Reine a toujours su faire la différence entre ses ferventes convictions religieuses personnelles et le fait qu'elle était la reine de tous les Belges", a déclaré samedi monseigneur Léonard. L'archevêque de Malines-Bruxelles ajoute qu'il n'a pour l'instant reçu aucune information officielle sur les funérailles qui se dérouleront vendredi, mais il prévu que son prédécesseur, le cardinal Danneels, célèbre l'Eucharistie.

"Le cardinal Danneels a en effet mieux et plus longtemps connu la reine Fabiola que moi. Il est donc normal et juste que ce soit lui qui préside la cérémonie et que je la concélèbre avec les autres évêques. Je ne connaissais pas personnellement la Reine et ne lui ai jamais parlé qu'à peine quelques minutes", souligne Mgr Léonard. Les nonces apostoliques Mgr Berloco et Mgr Lebeaupin pourraient aussi être présents.

Monseigneur Léonard se souvient de la reine Fabiola comme d'une personne qui s'est entièrement consacrée à la Belgique. "Elle a quitté son pays pour se marier avec le roi Baudouin et donc avec la Belgique. Elle a toujours soutenu le roi Baudouin avec discrétion, et il s'est réellement épanoui après leur mariage."

Selon lui, Fabiola était "une croyante fervente, un peu à l'espagnole, avec un grand coeur pour les gens et pour Dieu. Elle a aussi joué un rôle particulièrement admirable dans les domaines de l'art et de la musique, comme dans le cadre de son engagement pour le concours Reine Elisabeth".

La reine Fabiola a cependant aussi traversé des épreuves, rappelle Mgr Léonard. Elle était "très déçue de ne pas avoir eu d'enfants. C'était pour elle une grande douleur. Je pense qu'elle a réussi à surmonter cela en étant mère d'une autre façon, en s'engageant auprès des enfants, des malades et des personnes fragiles. De nombreuses personnes vivent cette épreuve lorsqu'ils ne peuvent pas avoir d'enfants ou lorsqu'ils font le choix de ne pas en avoir, comme moi-même et les autres prêtres par exemple. Il faut alors se créer une autre forme de paternité ou maternité, au sens plus large".

Belga

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