Metz: l'enfer du bidon ville de Blida

A quelques kilomètres du centre ville de Metz, un camp de demandeurs d'asile a des allures de bidon ville. Depuis 2014, chaque été, des centaines de personnes, majoritairement originaires des Balkans, s'installent sur un parking de la taille d'un terrain de football.

Cette année, ils sont 600 dont 170 enfants à vivre dans des conditions extrêmes. Les dizaines de tentes sont serrées les unes contre les autres et la saleté est omniprésente dans chaque recoin du camp.

Ce camp, géré par l'Etat français, n'a pas été placé là-bas par hasard. Metz est une ville qui voit arriver des centaines de demandeurs d'asile car elle dispose du seul bureau de demande de régularisation pour 4 départements. Ici, les représentants de la mairie déplorent l'attitude de la préfecture. "L'Etat a une politique de rejet vis-à-vis de ces demandeurs d'asile. on fait tout pour ne pas attirer ces personnes en France", explique le délégué à l'urgence sociale et sanitaire de la ville de Metz.

Au plus tard à la mi-novembre, ce camp de Blida sera démantelé. La loi française prévoit qu'en période de grand froid, le droit au logement est obligatoire pour tous. En attendant, des dizaines de bénévoles tentent d'apporter un peu de soutien logistique à ces personnes dans la grande précarité.

 

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