Mercredi, votre carte SIM prépayée sera désactivée si elle n'est pas enregistrée

Si vous avez une carte prépayée dans votre téléphone et que vous n'avez pas encore transmis vos coordonnées à votre opérateur téléphonique, ce mercredi à minuit, votre téléphone sera bloqué. D'après les dernières estimations officielles, il resterait plus d'un million de cartes SIM non identifiées.

Autant de cartes SIM que les opérateurs ont l’obligation de désactiver dès mercredi, cela correspond tout de même à un tiers du total des cartes prépayées sur le réseau belge.

500 000 à 600 000 cartes prépayées actives qui ne fonctionneront plus ce mercredi

Les opérateurs distinguent cependant carte prépayée active et carte non active. Une carte non active désigne un numéro de téléphone qui n’a plus servi au cours des trois derniers mois. Si on retire ces cartes-là du calcul, il reste tout de même 500 000 à 600 000 cartes prépayées actives qui ne fonctionneront plus ce mercredi. Pour tous ces utilisateurs-là, il est encore temps de se mettre en ordre.

Les opérateurs signalent aussi qu’un délai est accordé pour s’enregistrer après le 7 juin. Passée cette date, la carte ne fonctionnera plus, mais si son utilisateur s’enregistre à temps, qu’il donne son adresse, son nom, etc., il peut encore réactiver son numéro et récupérer le crédit qu’il resterait sur sa carte.

Pourquoi est-ce que le gouvernement fédéral a voulu mettre fin à cet anonymat des cartes téléphoniques prépayées ? 

Ces cartes prépayées anonymes permettraient des communications non identifiables par la police. Ce serait donc un moyen utilisé dans les milieux du banditisme, comme du terrorisme, pour éviter d’être tracé. Désormais, toutes les cartes téléphoniques belges seront liées à une identité, les cartes des abonnements comme les cartes prépayées.

Cela dit, certains doutent de l’efficacité de la mesure dès lors que les cartes prépayées anonymes sont encore disponibles à l’étranger. La mesure ne serait véritablement efficace que si tous les pays européens par exemple décrétaient la fin de cet anonymat.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK