Menace de black-out après le redémarrage des centrales nucléaires

C’est PV-Flandre, l’association de l’industrie de l’énergie solaire qui l’affirme. Cité par le journal De Morgen ce mardi, Alex Polfliet, président de PV-Flandre, estime que le danger est réel. "Les réacteurs ont cessé pendant un an. Mais aujourd'hui, la consommation d'énergie a chuté à cause de la crise et de l'austérité, tandis que le secteur de l'énergie solaire et éolienne s'est développé", explique-t-il.

Chris Derde, président de Wind Energy Association (VWEA) ne dit pas autre chose: "La production d'énergie renouvelable a augmenté considérablement au cours des dernières années, et de plus en plus de gens optent pour l'électricité verte plutôt que pour les sources d'énergie traditionnelles ", déclare-t-il.

En conséquence, assure Alex Polfliet, une surcharge pourrait menacer le réseau, lorsque les deux centrales seront à nouveau en activité. "Nous avons eu un hiver sans problèmes, malgré les avertissements de coupures", dit-il. Aujourd’hui, si les deux centrales redémarrent, le risque de surcharge existe, d’autant plus que les conditions climatiques sont plus favorables pour la production d'énergie qu’en hiver. "Nous devons attendre la fin de l'été, quand la demande augmente qu’il fait moins ensoleillé", estime-t-il. "A tout le moins, nous devons examiner comment réintégrer les deux réacteurs dans  l’offre actuelle d’énergie".

Pour la porte-parole du distributeur d’énergie Elia, Barbara Verhaegen, cette affirmation n’est pas dénuée de sens : "Nous avons parfaitement traversé l’hiver  sans les deux centrales", répond-elle.  En ajoutant que les producteurs doivent néanmoins compenser la disparition de vieilles usines à gaz et que la décision reviendra au gouvernement. Interrogé par le quotidien flamand, le secrétaire d’Etat à l’Energie, Melchior Wathelet, n’a pas souhaité réagir.

W. F., avec De Morgen

 

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