Même depuis l'espace, on voit que la Belgique étouffe sous le dioxyde d'azote

La Belgique figure parmi les quatre pays les plus pollués d'Europe (NO2), confirment de nouvelles données satellites de l'Agence spatiale européenne (ESA) analysées par Greenpeace, alerte lundi l'ONG environnementale.

La région d'Anvers est particulièrement touchée.Un nouveau satellite de l'ESA permet d'étudier et de comparer les sources d'émission de dioxyde d'azote les plus polluantes au monde. "On connaît très bien la situation en Belgique et on sait à la fois qu'Anvers et Bruxelles dépassent les normes de dioxyde d'azote", explique Philippe Maetz, expert à la cellule interrégionale de l'Environnement.

Greenpeace s'est appuyé sur ces données pour publier une carte interactive des 50 plus grands points chauds en matière de concentration en NO2 à travers le monde. La région d'Anvers en fait partie alors que la Belgique est l'une des zones les plus polluées par le dioxyde d'azote en Europe.

L'organisation environnementale attribue cette situation à l'industrie portuaire à Anvers, qui a une influence sur la pollution de l'air. Mais aussi et surtout au grand nombre de voitures diesel et à la densité du réseau routier belge. "Le trafic est le principal coupable des impacts sur notre santé, surtout sur celle de nos enfants", affirme Joeri Thijs, expert en qualité de l'air chez Greenpeace.

Après les résultats de l'opération 'Mon Air Ma Rue', qui ont révélé des hautes concentrations de NO2 dans six villes wallonnes, c'est un nouveau signal d'alarme pour les politiques, estime l'ONG. D'autant plus que les rapports établis annuellement par l'agence environnementale européenne, "le dioxyde d'azote est la source de plus ou moins 2000 décès prématurés par an en Belgique et ce dioxyde d'azote est aussi une source de particules fines secondaires parmi les plus toxiques", estime Philippe Maetz.

"Les élus qui négocient actuellement les coalitions dans les grandes villes ne peuvent ignorer ces résultats. Nos villes peuvent être pionnières dans l'abandon rapide du diesel et ensuite de l'essence, et nous conduire à une mobilité saine avec beaucoup moins de circulation automobile et de meilleures alternatives à la voiture", estime encore Joeri Thijs.

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