La plateforme de soutien aux réfugiés rend le gouvernement responsable de l'escalade de la violence au parc Maximilien

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temporary-20180917054309 - © THIERRY ROGE - BELGA

La plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés se dit choquée par l’extrême violence au parc Maximilien. Le porte-parole, Mehdi Kassou, a réagi à l’agression ce matin d’un policier et des coups de feu qui s’en sont suivi. Il rend le gouvernement responsable de la situation actuelle et parle de "deuxième Calais" créé par le gouvernement.

"Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, on tire la sonnette d’alarme… et elle risque d’être définitive". L’homme rappelle que cela fait un an que la plateforme est sur le terrain, 7 jours sur 7, avec l’aide de familles. Il a aussi rappelé l'existence de la porte d’Ulysse, un lieu à Haren qui héberge migrants et sans-abris à Bruxelles géré également par la plateforme et ses bénévoles. Tout cela pour "éviter un deuxième Calais à Bruxelles".

Mais nous constatons aujourd’hui une logistique qui dépasse l’entendement: des bus de l’armée sont mobilisés. On constate que toute personne en situation irrégulière en Belgique est ramenée à Bruxelles, au Parc Maximilien. Face à la création volontaire d’un nouveau petit Calais à Bruxelles par le gouvernement, on le dit : on n’assumera pas les conséquences dramatiques de ce comportement. C’est ingérable et inadmissible.

Selon le porte-parole, ces dix derniers jours des personnes sont arrivées au parc Maximilien, sans savoir ce qu’elles faisaient à Bruxelles et sans savoir pourquoi elles ont été libérées à cet endroit-là. Une situation déjà dénoncée par le bourgmestre de Bruxelles ce week-end. 

Aucune décision n’a encore été prise, mais cela ne devrait pas tarder. Le dispositif d’accueil des familles au parc Maximilien sera mis en suspens ce soir. Les familles peuvent cependant assurer le relais entre elles. Quant à la porte d’Ulysse, elle devrait continuer à accueillir des personnes.

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