Méditerranée: plus de 40 espèces de poisson risquent de disparaître

Des thons débarqués dans le port de Barbata, au sud de l'Espagne, en 2006
Des thons débarqués dans le port de Barbata, au sud de l'Espagne, en 2006 - © Jose Luis Roca (AFP)

Plus de quarante espèces de poissons en Méditerranée risquent de disparaître ces prochaines années en partie en raison de la surpêche, selon la première étude de l'Union mondiale pour la nature (UICN) pour la région publiée lundi.

"Sur les 519 espèces et sous-espèces de poissons marins indigènes inclus dans cette évaluation régionale, pus de 8% (43 espèces) ont été classées dans les catégories menacées (en danger critique, en danger ou vulnérable)", explique le rapport de l'UICN.

"Parmi les 15 espèces les plus menacées (en danger critique), 14 sont des requins et des raies", poursuit le document.

De même, parmi les 13 espèces considérées "en danger", 9 sont des requins et des raies.

Et parmi les 15 espèces répertoriées comme "vulnérables", 8 sont des requins et 7 appartiennent à la famille des poissons osseux.

Dans son étude, l'UICN explique que "l'utilisation d'engins de pêche, comme les lignes de pêche, les filets maillants de fond ou le chalutage, et l'utilisation illégale de filets dérivants impliquent que des centaines d'animaux marins sans valeur commerciale sont capturés".

En conséquence, ces pratiques menacent "de nombreuses espèces de requins, raies et autres poissons, ainsi que d'autres animaux marins dont les dauphins, les baleines, les tortues et les oiseaux".

"La population du thon rouge (Thunnus thynnus) en Méditerranée est particulièrement préoccupante. Il y a eu une baisse d'environ 50% du potentiel de reproduction de cette espèce au cours des 40 dernières années", a déploré le coordonnateur du rapport, Ken Carpenter, cité dans un communiqué.

"Le manque de conformité avec les quotas actuels (de pêche, ndlr) combinée avec la sous-déclaration généralisée des captures peuvent avoir sapé les efforts de conservation de cette espèce en Méditerranée", a-t-il critiqué.

AFP
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