Mécanicien, un métier en pleine mutation au fil des innovations technologiques

10 000 élèves et mécaniciens en activité formés au centre Educam
10 000 élèves et mécaniciens en activité formés au centre Educam - © Tous droits réservés

Plus écologiques, plus silencieuses, mais surtout plus nombreuses sur nos routes, les voitures électriques et hybrides ont enfin passé la deuxième vitesse en Belgique. En 2010, on enregistrait 4000 immatriculations pour 18 000 en 2016. Inexorablement, cette progression a un impact sur la formation des futurs mécaniciens.

Relais haute tension, commutateur de sécurité, module électronique, etc ..., autant de composantes et de nouvelles connaissances que le mécanicien d'antan doit désormais maîtriser. Les voitures électriques et hybrides ont besoin de spécialistes, la relève en est bien consciente comme Osan Kilic , élève en mécanique d'entretien automobile: " Quand je vois les anciens véhicules, c'était beaucoup plus facile alors que maintenant il y a plus de composantes électroniques. Il faut constamment suivre des formations. Donc oui, cela devient de plus en plus compliqué ".

Déjà 10 000 élèves et mécaniciens en activité formés

Le centre de formation Educam, créé par et pour le secteur automobile, prépare les mécaniciens du futur. Même Michel Duchêne, le professeur qui accompagne ses élèves de l'Institut Sainte-Marie Industriel de Seraing, doit embrayer le pas : " Le cours véhicule électrique n'existe pas dans notre programme. On essaye d'élargir au maximum la connaissance de ces véhicules ".

les élèves mais aussi les mécaniciens en activité peuvent suivre cette formation, avec à la clef un certificat qu'ils pourront ajouter à leur CV. En Belgique , le secteur automobile a anticipé les enjeux de cette évolution technologique comme nous l'explique Alexis Roelandt qui est le responsable des projets chez Educam : " Il y a une véritable urgence. Le défi, c'est d'avoir des techniciens qualifiés face à cette rupture technologique qui demande beaucoup plus de compétences que par le passé. Depuis le lancement de cette certification en 2010, nous avons eu un flux de participants qui nous amène en 2017 à plus de 10 000 participants ".

Francis est chef d'atelier, 32 années de mécanique à son actif. Malgré son expertise, il a dû également suivre des formations. Une nécessité selon lui : " Pour ce qui est des réparations, c'est plus facile la bonne vieille mécanique d'antan car on savait faire des choses avec un tournevis. Alors que maintenant, on est presque devenu des informaticiens. On est obligé de rester accroché, sinon on peut se retrouver sur une voie de garage ".

Sans conteste, la profession de mécanicien est en pleine mutation. Plus que jamais, ces techniciens de la mécanique doivent négocier au mieux le virage des innovations technologiques avec à l'horizon l'arrivée progressive des voitures autonomes.

 

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