Mauvais traitements à Guantanamo: la Cour suprême refuse deux recours

Dans le premier cas, un ancien détenu syrien de Guantanamo, Abd Rahim Abdul Razak al Janko, libéré en 2009 en Belgique, voulait pouvoir réclamer des dommages et intérêts aux Etats-Unis en réparation des conditions de détention endurées pendant sept ans dans la prison militaire américaine à Cuba. Dans sa plainte, M. Janko affirmait avoir "passé la plupart de ses journées à l'isolement dans sa cellule" et avoir été soumis à des techniques d'interrogatoire comme "la détention à l'isolement pendant des années, la privation de sommeil pendant des jours, des semaines et des mois, l'exposition à des températures extrêmes pendant de longues périodes, des passages à tabac...". Il dit avoir tenté de se suicider 17 fois pendant sa détention à Guantanamo de 2002 à 2009. Mais, confirmant un jugement de 2011, la Cour fédérale d'appel de Washington s'est déclarée en juillet 2014 incompétente pour entendre ce type de recours.

Dans le second cas, une organisation de défense des droits très impliquée à Guantanamo, le Center for Constitutional Rights (CCR), demandait en vertu de la loi sur la liberté d'informer (FOIA) l'accès à des vidéos et photos du Saoudien Mohammed al-Qahtani, qui se trouve toujours incarcéré sans inculpation dans les geôles de Guantanamo. Le détenu avait été brièvement inculpé mais les accusations avaient été abandonnées par la plus haute autorité des tribunaux militaires d'exception, reconnaissant que le détenu avait subi des techniques d'interrogatoires renforcées assimilées à de la torture. La CIA refuse de publier les images de ces interrogatoires au nom de la sécurité nationale et une cour d'appel fédérale lui a donné raison, en septembre dernier.

Belga

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