Matins citoyens : vous avez la parole face à Alda Greoli (cdH)

Matins citoyens: vous avez la parole face à Alda Greoli cdH
Matins citoyens: vous avez la parole face à Alda Greoli cdH - © Tous droits réservés

Matins Citoyens est un nouveau rendez-vous ou 6 citoyens peuvent interroger directement un ou une élu(e). Premier débat avec Alda Greoli pour le cdH.

Emmanuel vient d’Ottignies Louvain-la-Neuve. Cet indépendant dans le domaine de l’urbanisme et de la construction voulait parler d’abord institutionnel : « Il y a en Belgique quatre ministres de la santé, autant pour l’énergie et autant pour l’environnement, autant pour la mobilité… la lasagne institutionnelle devient difficilement lisible pour les citoyens. Et surtout, on a le sentiment que c’est de plus en plus coûteux. Est-ce que le cdH est prêt par exemple à défendre une fédéralisation d’un certain nombre de matières et surtout une optimisation de toutes les administrations qui deviennent vraiment très très lourdes ?».

Alda Greoli répond : « S’il y a quelque chose qui est tellement important pour moi et vous ne m’en voudrez pas de prendre un exemple très pratique, pendant cette législature nous sommes arrivés : le ministre de la Culture flamande Sven Gatz et moi-même, à pouvoir mettre en place avec l’aide au final du fédéral, le prix unique du livre. 35 ans de combat pour obtenir enfin le prix unique du livre et il a fallu paradoxalement que ce soit deux ministres de la culture communautaire ; un Flamand et un francophone pour y arriver. À la fois, il y a dans ce pays une véritable lasagne institutionnelle qui nous pose problème et elle nous pose problème et on le voit bien en soins de santé par exemple, lorsqu’il faut négocier avec le fédéral et qu’on a vu un manque de recul. Mais en même temps, lorsqu’il y a une volonté de se parler dans ce pays, il y a encore moyen de faire de grandes choses. Par ailleurs, je pense que ce n’est pas l’heure du débat institutionnel. Faisons fonctionner ce pays ».

Guillaume vient de Bruxelles. Il travaille en Wallonie et en Flandre en tant que responsable opérationnel et il souhaitait parler un peu d’économie : « Je lisais dans votre sur votre site internet que le cdH préconise pour une meilleure mobilité de favoriser le commerce de proximité que tout le monde sait plus cher et d’interdire l’extension des centres commerciaux, voire la création de nouveaux centres commerciaux. Alors j’ai deux questions. La première c’est : vous ne pensez pas que ça va avoir un impact négatif sur le pouvoir d’achat ? Et la deuxième question : vous n’avez pas l’impression de favoriser les géants d’Internet qui ne payent aucune cotisation à notre société ?».

Réponse de la ministre : « Alors deux choses, la première c’est que le commerce de proximité est quelque chose de fondamental y compris pour la vie des quartiers. Donc ce que l’on voit, c’est que des quartiers où il y a peu de commerces de proximité sont des quartiers qui deviennent des quartiers-dortoirs et où la vie, c’est-à-dire la connaissance entre voisins diminue. Donc le commerce de proximité, c’est d’abord un lieu de relation sociale, beaucoup plus que les grandes surfaces, mais il n’y a pas à opposer les deux en tant que tel. Par contre, réinvestir le quartier, réinvestir le commerce de proximité qui généralement est beaucoup plus promoteur de court circuit ou de circuit court, c’est-à-dire d’utiliser les denrées alimentaires que nous produisons ici. Voilà toute une bonne raison de favoriser cela. Deuxième chose, il y a derrière ces commerces de proximité ou dans ces commerces de proximité généralement des artisans, généralement des indépendants qui ont vraiment une conviction de ce que c’est que la bonne marchandise pour la personne qui est son client et donc pour nous, il y a dans le commerce de proximité non seulement la valorisation de nos produits régionaux, mais il y a aussi et c’est important la cohésion sociale ».

Martine, administratrice du Fonds du logement à Bruxelles, pose une question sur l’accès au logement. Alda Greoli explique : « Et je vais vous répondre à la fois de deux choses. La première c’est que le Belge a une brique dans le ventre, ça, c’est très clair et donc que chaque fois qu’il peut devenir propriétaire, je pense qu’il tente de devenir propriétaire. Moi je pense qu’il y a une vraie alliance à avoir entre, à la fois, les investissements dans le logement social et aujourd’hui, le plus grand enjeu de l’investissement dans le logement social est certainement la lutte contre les déperditions d’énergie. Parce qu’on se rend compte qu’on a fortement construit des logements sociaux ».

Retrouvez l’ensemble de cette rencontre en vidéo.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK