Mars, des jeunes et des robots

Bart Van Hove et Elodie Gloesener, les benjamins de l'équipe ExoMars
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Bart Van Hove et Elodie Gloesener, les benjamins de l'équipe ExoMars - © Françoise Baré

A 10h31 précises, ce 14 mars, s'envolait le satellite de la mission ExoMars. Collaboration entre l'ESA (European Space Agency) et l'agence russe Roscomos, le but est d’étudier la présence de méthane sur la planète rouge. Pour l'heure, 4 instruments scientifiques sont partis, dont le belge NOMAD. Parmi les acteurs du projet, des jeunes de moins de 30 ans.

Bart Van Hove et Elodie Gloesener sont jeunes: 29 et 25 ans. Lui est candidat doctorant en mécanique aérospatiale, elle sort d’un master en sciences spatiales à l’ULG et est doctorante à l’Observatoire Royal de Belgique.

Pourtant ils travaillent déjà pour l’Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB) et ont participés au projet ExoMars. Ils font partie des 200 scientifiques ayant collaborés à NOMAD, outil créé chez nous pour cartographier l’atmosphère de mars. Leurs rôles ? Elodie fait des modèles des sous-sols de mars afin d’avoir une idée des lieux où chercher ce fameux gaz. Bart travaille à l’observation de l’atmosphère de la planète avec les données captées durant le vol.

"C’est une mission qui va aller sur mars pour étudier plus en profondeur le méthane, donc on va vraiment avoir des réponses aux questions qu’on se pose" explique Elodie sans cacher son enthousiasme.

Analyser le méthane, oui, mais pourquoi ?

L’enjeu est de taille, il s’agit de découvrir s’il est d’origine géochimique ou biologique car dans le deuxième cas cela signifie qu’il y a ou qu’il y eut de la vie sur mars ! Dans le cas contraire, rien n’est perdu, la mission donnera des informations sur la planète et l’évolution de son atmosphère…

La mission se compose donc de plusieurs étapes : dans un premier temps, c’est l’atmosphère qui sera étudiée, ensuite les scientifiques se pencheront sur l’intérieur de la planète. Pour cela il faudra attendre 2018 et la suite de la mission.

Travailler avec des jeunes, une nécessité ?

Quand on voit la durée d’une mission, le calcul est vite fait : dans une carrière les plus chanceux verront l’aboutissement d’une ou deux missions spatiales. "La durée d’une mission c’est plus ou moins une carrière, alors il est important qu’après ça les gens ne prennent pas leur pension sinon on perd en connaissance" précise Bart.

Jeunes et belge, une fierté donc, même si Bart relativise: "Moi je me sens jamais trop belge, je me sens peut-être plus européen car en Europe on est dedans ensemble: Angleterre, Espagne, Italie… je suis fier d’être belge mais ça n’a pas beaucoup d’importance dans ce domaine je crois".

Reste à attendre le mois d'octobre, que le satellite arrive à proximité de Mars.

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