Maroc: la palmeraie de Marrakech est menacée par un manque d'eau

Oasis d’exception datant de plusieurs millénaires, la palmeraie de Marrakech - véritable carte postale du Maroc - est menacée. En vingt ans à peine, elle a perdu 30% de sa superficie. En cause, le développement urbain, les projets touristiques mais aussi le manque d’eau qui dérègle aujourd’hui l’équilibre écologique.

Pomper sur les réserves au nom du tourisme

Une illustration parfaite d’une situation de stress hydrique. Pourtant, à côté de ce désastre continuent de se développer des kilomètres de pelouse dans un décor désertique, pour le plus grand plaisir des golfeurs.

Désormais, chaque année, un milliard de m³ d’eau sont pompés directement dans les nappes phréatiques pour mener à bien les grands projets industriels et touristiques. Une aberration environnementale alors que ces ressources constituent un réservoir stratégique pour le pays.

Il faut limiter le déficit hydrique

Aujourd’hui, c’est l’avenir du Maroc qui est en jeu. Son économie dépend encore beaucoup de l’agriculture, alors les politiques ont décidé d’agir. L’an dernier un vaste plan national d’eau a été lancé : dessalement, projets d’irrigation, optimisation des barrages.

Un plan qui représente environ 27 milliards de dollars pour faire face à l’un des plus grands défis du Maroc : limiter le déficit hydrique qui atteindra, d’ici 2030, cinq milliards de m³ d’eau par an.

Charlotte Simonart

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