Marie-Agnès, operculophile émérite

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Cela fait 25 ans que Marie-Agnès est operculophile. Elle ne collectionne que les couvercles des pots de crème à café. Les godets de beurre, miel ou confiture, ce n'est pas pour elle.

Sa passion a démarré lorsque, en Suisse, elle a vu une série de godets, dont les opercules représentaient des poupées de porcelaine. Elle a eu le coup de foudre, l'a achetée. Aujourd'hui, Marie-Agnès possède 6.000 opercules. Ce qui ne fait pas d'elle la championne d'Europe des operculophiles, loin de là: un Français se vante d'en posséder 300.000.

Mais c'est en Suisse que l'operculophilie est un sport national: une famille sur trois s'y adonnerait. Pour des raisons historiques: c'est là, dans les années 60, que sont apparus les premiers opercules, en carton à l'époque. Des pièces qui seront peut-être un jour dans la collec' de Marie Agnès. Sauf que les séries les plus rares s'arrachent à quelques milliers d'euros.

Double Crème, un club suisse, s'est même, à l'occasion transformé en groupe de pression : il y a quelques années, les operculophiles avaient constaté une baisse de la qualité chez certains producteurs de couvercles. Très vite, ils les ont contactés pour se plaindre. Et tout est revenu dans l'ordre.

La famille de Marie-Agnès lui vient bien volontiers en aide: dès qu'elle part en vacances, elle s'arrête dans tous les supermarchés à la recherche de pièces rares que Marie-Agnès n'a pas encore. Mieux même: la fille de Marie-Agnès y a pris goût, et l'aide régulièrement. L'opercule comme lien entre générations, c'est inattendu mais ça marche !
L'operculophilie commence-t-elle à pointer le bout de son nez chez nous ? En tous cas, les premières bourses d'operculophiles ont été signalées, depuis septembre 2009, à Overijse, Gembloux et Alost.

 

M. Oschinsky