Marches pour le climat : retour sur quatre mois de mobilisation

Ils avaient promis de se mobiliser jusqu’aux élections de ce dimanche 26 mai, et ils l’ont fait. En quatre mois, les jeunes de Youth For Climate à l’origine des « grèves scolaires pour le climat » sont véritablement parvenus à intégrer la question climatique et environnementale au débat politique. « Nous n'aurions pas pu faire mieux », a déclaré ce vendredi Anuna De Wever. 

Semaine après semaine, revivez les moments clés d’un phénomène devenu mondial.

Jeudi 10 janvier - Première grève scolaire pour le climat

Anuna De Wever et Kyra Gantois sont deux étudiantes néerlandophones. Elles lancent le mouvement Youth For Climate, avec une première manifestation qui réunira 3000 jeunes (principalement néerlandophones) dans la capitale. Dans leurs premières interviews à la presse, les deux étudiantes expliquent s'inspirer de la militante suédoise Greta Thundberg. 

Jeudi 17 janvier – Les francophones rejoignent massivement le mouvement

13.000 personnes se mobilisent à Anvers et Bruxelles. La jeune Adelaïde Charlier s’occupe de la coordination côté francophone. « Pourquoi aller en cours si on n'a pas d'avenir ? » clamait sur le plateau de Matin Première Piero Amand, étudiant en rhéto à Court-Saint-Étienne.

Jeudi 24 janvier – 35.000 jeunes défilent à Bruxelles

La mobilisation atteint son premier chiffre record : 35.000 manifestants. Les jeunes se rassemblent autour du Parlement européen pour l’occasion.

Jeudi 31 janvier - Les autres villes se mobilisent

Environ 15.000 étudiants à Liège, 12.500 à Bruxelles, 3500 à Louvain, 1000 à Charleroi, 600 à Chimay ou encore 350 à Tournai… Plus de 30.000 jeunes au total se mobilisent aux quatre coins du pays. Les manifestations belges pour le climat impressionnent jusque dans les rangs de l'ONU. 

Le mouvement se poursuit début février avec 20.000 participants au total dans les rues d’Anvers, Arlon, Bruxelles, Courtrai, Liège, Hasselt, Mons ou Herve.

Jeudi 14 février – Le nombre de participants diminue

Des 35.000 deux semaines plus tôt, ils ne sont plus « que » 11.000 à la mi-février dans la capitale. Certaines écoles ont rappelé leurs élèves à l’ordre, avec l’appui de la ministre de l’enseignement Marie-Martine Schyns (cdH).

Jeudi 21 février – Greta Thunberg en visite à Bruxelles

15.000 personnes manifestent en Belgique, dont 7500 à Bruxelles. La suédoise Greta Thunberg, pionnière des grèves étudiantes pour le climat, participe à l’action.  Le lendemain, les étudiants français embraient : un millier d'entre eux se réunissent à Paris.

Vendredi 15 mars - Les adultes rejoignent les jeunes

Alors qu’un premier essoufflement du mouvement était constaté, 50.000 personnes de tous les âges manifestent en Belgique, dont 35.000 à Bruxelles. Les syndicats se joignent à la marche, soulignant l’urgence « sociale et climatique ». Pour la première fois, le mouvement se coordonne à l’échelle mondiale.


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Vendredi 24 mai 2019 – Les jeunes défilent à Bruxelles pour la vingtième et dernière fois

Après plus de quatre mois de manifestations dans tout le pays, une ultime manifestation prenait place dans les rues de Bruxelles ce vendredi, réunissant 7500 participants. Pour Adélaïde Charlier, la mission est accomplie : « Bravo aux jeunes et à tout le monde, on a réussi à mettre le climat au centre des débats ! », s’est-elle félicitée.

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