Marches pour le climat : "Cela n'a servi à rien"

Marches pour le climat: ont-elles porté leurs fruits?
Marches pour le climat: ont-elles porté leurs fruits? - © Christophe Gateau - Christophe Gateau/dpa

Les marches pour le climat organisées par les jeunes étudiants tous les jeudis après-midi ont pris fin. L’une d’entre elles avait rassemblé plus de 65.000 personnes dans les rues de Bruxelles en décembre. Après 20 semaines d’activités et 20 marches climatiques, place aux vacances. Une question se pose alors, ont-elles été bénéfiques ?

Qu’est-ce que ça a changé ?

Lily Martin, étudiante en fin de 6e secondaire à l’Institut Sainte Marie d’Arlon, a marché pour le climat le 31 janvier à Bruxelles et le 7 février à Arlon. Elle explique qu’elle a le sentiment que "cela n’a servi à rien". Elle poursuit et explique que "le gouvernement et l’école ne font rien".

C’est dans son quotidien qu’elle fait attention à sa consommation. Fini les vêtements neufs, cette étudiante se dirige vers des friperies pour acheter ses vêtements en seconde main, ne consomme pas de bouteilles en plastique, ne mange pas de viande et utilise le bus.

Qu’est-ce que les écoles ont mis en place ?

D’après l’étudiante de 18 ans, "des comités ont été mis en place par les étudiants dans les écoles pour traiter le sujet des déchets et surtout organiser des modules de sensibilisation".

Ces comités aménagent des espaces verts dans les écoles. Ils mènent aussi des actions de recyclage comme par exemple récupérer des bidons plastiques pour en faire du produit à lessiver.

"J’ai de moins en moins confiance en la politique maintenant"

Habitué aux jeunes étudiants de secondaire, le mouvement compte aussi de jeunes adultes. C’est le cas de Caroline Lizen, 22 ans, étudiante à l’UCLouvain et participante aux marches climatiques. Elle est déçue par les politiques : "Le gouvernement ne nous écoute pas, j’ai de moins en moins confiance en la politique maintenant. Je suis de plus en plus sceptique à l’idée de réussir à changer les choses un jour".

Elle explique "qu’elle n’a pas eu d’énormes changements à part une conscientisation qui a vraiment grandi". En tant qu’étudiante, il est difficile d'avoir un impact sur la réduction du carbone. Depuis des mois, Caroline fait attention aux produits qu’elle achète, ses trajets, ses achats. "Savoir que je ne suis pas la seule à me soucier de ce problème, me motive à en faire plus", conclut-elle.

Le mouvement est-il mort ?

Le mouvement ne s’est pas essoufflé pour autant, les actions continuent.

Adélaïde Charlier, coordinatrice pour Youth For Climate et militante engagée aux côtés de Anuna Dewever durant les mois de mobilisation explique que le mouvement sera actif durant les vacances. "Nous allons participer à des conférences, à des festivals où nous sommes invités à des débats sur l’urgence climatique”. Les militants seront présents aux Solidarités à Namur.

Pendant les deux mois de vacances, leur activité principale est de réfléchir à comment relancer le mouvement en septembre. "Greta lance une action la semaine du 20 au 27 septembre et nous préparons cette semaine de mobilisation. Des marches vont être organisées et des activités seront prévues tous les jours de la semaine."

L’association prévoit une journée où les vélos seront de sortie mais pour le moment le programme est toujours en construction.

Greta Thunberg invite les jeunes à poursuivre leurs efforts

Greta Thunberg, figure de la jeunesse climatique, invite les jeunes à continuer leurs actions pour une justice climatique.

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