Marche pour le climat: "La Belgique est un élève qui freine la classe européenne"

Pendant que les acteurs du climat se réunissent à Katowice, en Pologne, pour la Cop24, les militants belges, eux, seront à Bruxelles ce dimanche pour la grande marche "Claim the Climate". "Le but de cette marche est de montrer qu’on des citoyens inquiets, explique Samuel Litaer, porte-parole francophone du mouvement, invité de Week-End Première. C’est une marche pour notre futur, mais aussi pour les gens des pays du Sud, qui sont très impactés."


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La manifestation commencera à 13h pour les marcheurs à la Gare du Nord, et à 13h30 pour les cyclistes, chaque groupe partant dans une direction différente pour se rejoindre au Parc du Cinquantenaire. Pour Samuel Litaer, il va falloir être nombreux pour interpeller les politiciens sur le sujet : "On a quatre ministres du climat, mais toujours pas de plan national climat-énergie, regrette-t-il.

Il n’y a pas d’emploi sur une planète morte

Un plan qui avait pourtant été annoncé en 2012, mais qui tarde à se mettre en place. "La Belgique est un élève qui freine la classe européenne du climat, dénonce Samuel Litaer. Nos pays voisins s’engagent dans des ambitions nettement supérieures à ce qu’ils avaient prévu dans l’accord de Paris."

Alors que demandent les manifestants ? Avant tout des actions concrètes de la part des politiciens : des investissements massifs vers les énergies renouvelables, ainsi qu’une meilleure sensibilisation sur les comportements durables à adopter. Mais tout cela, ce sont "des mesures bien connues", rappelle Samuel Litaer. Pour lui, il manque seulement "un courage politique pour les mettre en œuvre." Car il y a urgence, et il en va de l’intérêt et de la responsabilité des politiciens : "Il n’y a pas d’emploi sur une planète morte", note le militant.

Les Gilets jaunes bienvenus à la marche

La manifestation de ce dimanche se déroulera dans un contexte particulier, en pleine Cop24… et surtout en pleine contestation des Gilets jaunes, à Paris comme à Bruxelles. Une contestation qui est née d’un ras-le-bol contre les taxes environnementales. Pourtant, Samuel Litaer ne veut pas opposer les deux causes : "ce n’est pas la fin du mois contre la fin du monde". Il estime que les Gilets jaunes ont d’autres priorités, mais qu’ils sont les bienvenus à la marche. "Ce sont les questionnements structurels de la société qui nous unissent", affirme-t-il.

L’appel à la manifestation a rassemblé plus de 110.000 personnes sur les réseaux sociaux, selon Samuel Litaer. Il espère au moins 30.000 personnes cet après-midi. Un chiffre largement supérieur à la dernière manifestation, qui avait rassemblé 15.000 personnes en 2015 à Ostende, juste avant l’Accord de Paris.

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