Marathon de Bruxelles : que cherchent les 1 800 participants?

Ils ont pris le départ à 09h00 ce dimanche. 1 800 coureurs se sont lancés sur un parcours titanesque de 42,195 km. Parmi eux, des sportifs de haut niveau ou des membres de clubs, mais aussi des coureurs amateurs qui se lancent parfois pour la première fois.

Un beau challenge

C'est le cas de Marie, 26 ans, venue de Clavier en province de Liège. Accompagnée de ses parents, la jeune femme cours depuis six ans. Elle s'est bien préparée : "Je cours trois à cinq fois par semaine. J'ai commencé à faire des semi-marathons l'année passée. J'ai pris goût aux distances plus longues et maintenant je me lance dans les marathons".

Amélie et Françoise aussi vont courir leur premier marathon. Ces amies d'enfance courent souvent ensemble et étaient impatientes de prendre le départ. "Je ne suis pas une grande sportive", nous confie Amélie, "mais je cours régulièrement. C'est vraiment un gros challenge. Quarante-deux kilomètres, je ne l'ai jamais fait en entraînement, Françoise non plus. Le plus qu'on ait fait c'est 25 km. Donc vivement l'arrivée!"

Tourisme du marathon

Le tourisme du marathon explique aussi le succès de cette épreuve. Greg Broekmans, responsable running chez Golazo Sports, organisateur de la course, précise : "Bruxelles est au cœur de l'Europe, on a un un beau parcours et on remarque qu'un marathonien sur deux est étranger".

On se montre d'abord à soi-même qu'on est capable de le faire

Des coureurs qui, quelque soit leur nationalité, cherchent avant tout à se dépasser.

"On se montre d'abord à soi-même qu'on est capable de le faire", nous explique un coureur italien, Paolo. "C'est bon pour l'esprit, pour les sensations, ça m'aide à être en bonne santé".

"Je pense c'est bien de se mettre des défis", enchérit son ami Karim, "se fixer des challenges, les dépasser... Ça nous aide dans notre vie professionnelle et personnelle aussi".

Une sensation indescriptible

La course à pied: une hygiène de vie, un défouloir, une ambiance aussi lors d'évènements comme le marathon de Bruxelles. L'objectif n'est pas toujours de performer, mais surtout d'y arriver.

Fabrice a 50 ans. Il a couru quelques marathons dans sa jeunesse et voulait se prouver qu'il pouvait encore le faire.

"Quand on arrive au bout de ces 42,195 km, la sensation est indescriptible", nous confie-t-il, "on fond en larmes. On a vraiment l'impression d'avoir accompli quelque chose de très grand. Puis c'est l'épreuve reine en athlétisme qui fait que du champion au plus pur amateur comme je suis, la souffrance est la même".

De la souffrance, mais aussi beaucoup de satisfaction et de bien-être pour ces milliers de courageux qui voient aujourd'hui l'aboutissement de plusieurs mois de préparation. Notons enfin que la majorité des 13 000 coureurs de ce dimanche ont été moins ambitieux, 8 000 d'entre eux ont préféré courir le semi-marathon.

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