Manipuler les gênes d'un arbre modifie les micro-organismes qui y vivent

Le fait de modifier la structure du bois d'un arbre entraîne des changements dans la composition de l'ensemble des virus, bactéries, moisissures et autres micro-organismes qui y vivent
Le fait de modifier la structure du bois d'un arbre entraîne des changements dans la composition de l'ensemble des virus, bactéries, moisissures et autres micro-organismes qui y vivent - © UWE ZUCCHI - AFP

Le fait de modifier la structure du bois d'un arbre entraîne des changements dans la composition de l'ensemble des virus, bactéries, moisissures et autres micro-organismes qui y vivent, ressort-il d'une étude menée par les universités de Gand et d'Hasselt et l'institut flamand VIB. Les résultats, qui doivent aider à mieux comprendre les interactions entre les plantes et les micro-organismes qui y vivent, ont fait l'objet d'une publication récente dans le journal scientifique "Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America".

Pour des cultures végétales spécifiques, il peut en effet être très intéressant de connaître les effets potentiels d'une modification génétique des plants. Dans le cas précis de l'étude, il s'agissait de mettre à profit les interactions entre un peuplier et les bactéries qui y vivent, dans le but d'obtenir une meilleure production de bois destiné à la production de bioénergie.

"Au cours de ce projet, nous sommes parvenus à réduire les taux de lignine, un composant du bois, dans les peupliers via des modifications génétiques. Avec pour résultat que deux autres composants importants du bois, la cellulose et l'hémicellulose, pouvaient être plus efficacement convertis en sucres et ensuite, par fermentation, en bioéthanol", indique le Professeur Wout Boerjan (VIB/UGent).

Le fait de pouvoir influencer, via une modification génétique, les bactéries présentes dans la plante, offre des perspectives intéressantes. "Les micro-organismes jouent un rôle important dans la croissance, le développement et la santé des plantes, comme c'est le cas chez les humains", précise Bram Beckers, chercheur à l'université d'Hasselt. "Ils aident par exemple à l'absorption des nutriments et offrent une protection contre les bactéries et moisissures néfastes". Cela peut être comparé à la flore intestinale chez un homme, dont la composition peut changer à la suite d'un changement d'habitudes alimentaires.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK