Manifestations à Bruxelles : que réclament réellement les participants ?

Ça ne vous aura pas échappé, plusieurs manifestations ont eu lieu à Bruxelles ce vendredi. Au total ce sont plusieurs milliers de personnes qui sont venues exprimer leur mécontentement.

Mais finalement, que réclament vraiment ces personnes ? Nos journalistes sur le terrain ont laissé la parole à certains d’entre eux.

La première personne rencontrée est Noémie, elle s’est déguisée et a dansé sur la place Flagey en début d’après-midi. "Je n’ai pas de soucis avec les lois Covid. On va bientôt revenir à un monde normal, et je pense que c’est justement le moment de se questionner sur ce qu’est un monde normal. On doit se rassembler pour répondre à une question : dans quel monde veut-on vivre demain ? Pour le moment on a vécu beaucoup de politique d’urgence. Si on ne pose pas de vraies questions de fond on sera toujours dans cette politique d’urgence. L’enjeu est donc d’ouvrir le débat."


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Sur le parcours qui mène les participants au bois de la Cambre, nos journalistes font la connaissance de Julien, un jeune qui revendique plus de compréhension de la part de la police. "Je suis là avec mes amis parce qu’on en a marre des règles. Tous les jours il y a des nouvelles règles. On est dans un parc c’est légal. Les forces de l’ordre font leur travail mais ils gâchent l’ambiance. On aimerait bien qu’eux aussi montrent leur ras-le-bol à un moment en mettant leur casque au sol. Eux aussi après le travail ils en ont marre. Ici ils ne font que suivre des directives."

Pour conclure, Julien avait un message à faire passer aux forces de l’ordre. "Soyez avec le peuple et arrêtez la répression."

Dans la foule, il y avait beaucoup de parents et de grands-parents

Quelque temps après l’intervention de la police, un autre jeune semble dérangé par le comportement de cette dernière. "On n’a pas compris, on était dans le bois entre potes et les policiers nous ont tous jetés. On ne faisait rien de mal. Ils aspergent les jeunes, les vieux, tout le monde."

En effet, c’est un public assez diversifié qui était présent. Des grands-parents ont d’ailleurs fait barrière entre les policiers et les jeunes. C’était le cas de Geneviève. "Nous étions là pour faire un cordon sanitaire pour protéger les jeunes. Il y avait une ambiance très relax, très bon enfant. Il y a eu deux, trois débordements et la police a chargé. Je pense qu’on a été utiles, les jeunes criaient "vive les parents, ils sont là pour nous". Les jeunes se rendaient compte que c’était intergénérationnel. Dans la foule, il y avait beaucoup de parents et de grands-parents."

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