Échauffourées à Bruxelles: manifestation pour dénoncer les violences durant les émeutes

Les manifestants étaient entre 100 et 150 dans le centre de la capitale.
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Les manifestants étaient entre 100 et 150 dans le centre de la capitale. - © HATIM KAGHAT - BELGA

Plusieurs appels à manifestation ont été lancés pour se "désolidariser" des bandes à l'origine des incidents à Bruxelles ces derniers jours. Une manifestation réunissant une grosse centaine de personnes selon les organisateurs (80 selon la police locale) s'est tenue devant l'Albertine dans le centre de Bruxelles. Les manifestants, issus du mouvement Rifains du Hirak, dénoncent, notamment, les violences qui ont eu lieu durant les émeutes du 11 novembre

Les manifestants se sont réunis dans le centre de Bruxelles afin de condamner les violences qui se sont déroulées durant les échauffourées suite à la qualification du Maroc pour la Coupe du monde 2018. Ils ont également affirmé leur soutien aux commerçants qui ont vu leur établissement dégradé par les casseurs. 

"Lorsqu'à la suite des émeutes, nous avons constaté l'ampleur des réactions de partis politiques et la récupération de la N-VA notamment, nous avons décidé d'organiser ce rassemblement car on est en train de stigmatiser toute une communauté", s'est exclamé Mohamed Aadel, porte-parole du mouvement organisateur du rassemblement. "Nous dénonçons bien entendu les dégradations dans l'espace public et demandons aux autorités compétentes de faire respecter la loi. Toutefois, la communauté marocaine est innocente et n'a pas à être culpabilisée", a-t-il souligné.

La centaine de personnes réunies souhaite qu'aucun amalgame ne soit fait entre les auteurs de ces incidents et la communauté marocaine de Belgique qui respecte, elle, les règles du vivre ensemble. "Nous dénonçons également le silence de la communauté marocaine et des politiciens de la même origine ainsi que des associations", a-t-il conclu.

Une autre manifestation, réunissant quelques personnes s'est tenue vers 11h00 devant la Bourse et a réuni une vingtaine de personnes. Selon la police, elle n'était pas interdite, malgré la demande parvenue fort tard à l'Administration communale bruxelloise.
 

 

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