Manifestation nationale: un docker anversois écope d'une peine de travail de 200 heures

Au cours des débordements qui ont émaillé la manifestation nationale de l'an dernier, quelque 150 policiers ont été blessés.
Au cours des débordements qui ont émaillé la manifestation nationale de l'an dernier, quelque 150 policiers ont été blessés. - © HERWIG VERGULT - BELGA

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné jeudi un docker du port d'Anvers, âgé de 37 ans, à une peine de travail de 200 heures pour son implication dans les échauffourées de la manifestation nationale du 6 novembre 2014 à Bruxelles. L'homme a reconnu avoir visé la police mais a reporté la responsabilité sur les syndicats qui auraient particulièrement chauffé les militants avant leur arrivée à Bruxelles et les auraient gavés d'alcool.

"La bière coulait à flots"

"Nous les dockers sommes frustrés parce que notre statut spécial est menacé", avait expliqué l'homme lors de sa comparution. "Les syndicats ont appelé à des actions fortes à Bruxelles. Dans les trains qui nous amenaient à la manifestation, la bière coulait à flots et on y allait bravement avec la cocaïne. Il ne faut pas s'étonner par après que nous étions tellement excités à notre arrivée à Bruxelles. La boisson était encore bien présente tout au long du parcours et, du côté francophone, nous avons été incités à aller au combat avec la police. Je reconnais que j'ai lancé des mottes de terre, mais je pensais le faire en direction de journalistes qui prenaient des photos."

Des agents en civil ciblés

Les cibles semblent finalement avoir été des agents en civil. Le parquet de Bruxelles a requis une peine de prison avec sursis ou une peine de travail et l'individu a lui-même plaidé pour une peine de travail.

Au cours des débordements qui ont émaillé la manifestation nationale de l'an dernier, quelque 150 policiers ont été blessés, 11 véhicules ont été incendiés et 62 autres endommagés. La police locale de Bruxelles a identifié et interpellé 54 suspects, dont une bonne partie a déjà été condamnée à des peines de travail. Fin septembre, les quatre derniers suspects ont été appréhendés.

 

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