Manifestation du collectif Extinction Rébellion à Bruxelles : 60 arrestations administratives

Le collectif Extinction Rébellion a mené une action ce samedi dans les rues de Bruxelles.
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Le collectif Extinction Rébellion a mené une action ce samedi dans les rues de Bruxelles. - © Mélanie Joris

Ce samedi 27 juin, une dizaine de membres du collectif Extinction Rébellion ont mené une action de désobéissance civile. "Nous sommes à un tournant de l’histoire", a déclaré Pauline, la porte-parole du mouvement.

A plusieurs endroits stratégiques du centre de Bruxelles, la Bourse à 15h et la rue Neuve à 16h, les activistes se sont figés dans l’espace public pendant environ 5 minutes. "Ça représente l’idée de faire une pause et de réfléchir à ce qu’il faudrait mettre en place pour que nos sociétés soient plus résilientes pour les crises actuelles et à venir", a commenté la porte-parole.

"Le coronavirus comme toute crise est l’occasion de remettre en question la façon dont le système fonctionne. Pour nous, c’est une opportunité parce qu’il y a des changements. C’est le moment de réfléchir autrement", ajoutait Robin, membre d’Extinction Rébellion depuis un an et demi.

Les activistes tenaient des pancartes où était inscrit en rouge ce qu’ils souhaitent voir disparaître et en vert ce qu’ils désirent voir conserver et protéger. Dans la main de Nicolas, une pancarte verte avec ce qu’il faut renforcer et améliorer. "Avant tout l’égalité d’accès à la justice, à la nourriture, à un toit décent et la préservation des espèces vivantes, ajoutait le membre. Parce qu’on fait partie d’un écosystème et sans cet écosystème, on va droit à la perte de l’humanité."

"La crise du Covid-19 n’est pas un phénomène isolé. D’autres crises sont en cours, des crises économiques, sanitaires, écologiques, sociales, politiques, poursuit la porte-parole. Comment se préparer ? Comment être résilient ? Comment être capable de s’adapter à ça au mieux sans abandonner personne derrière nous."

Le rassemblement n’était pas autorisé par la police. Et la manifestation qui s'était, dans un premier temps, déroulée dans le calme dans le centre de Bruxelle, a pris une autre tournure en fin d'après-midi quand les activistes ont décidé de prendre la direction de la rue de la Loi pour tenter de rebaptiser la Tour des Finances en "Resilience Tower".

Les actions menés plus tôt dans l'après-midi s'étaient déroulées sans incidents et ce tant à la Bourse qu'à la rue Neuve, où les militants s'étaient figés pendant cinq minutes tout en arborant leurs pancartes. La manifestation devait se terminer au pied de la Tour des Finances, dont les lettres composant le mot 'Finance' avaient été retirées plus tôt dans la semaine dans le but de les remplacer par le mot 'Resilience' ce samedi.

Chaque lettre composant ce terme correspond en effet à un mouvement soutenu par Extinction Rebellion. La lettre 'R' symbolise ainsi tous les groupes qui souffrent de racisme structurel dans la société, le 'S' représente, lui, le secteur des arts. Les autres lettres représentent les Gilets jaunes, les mouvements écologiques et sociaux ainsi que le secteur des soins de santé.

La police n'a cependant pas autorisé l'apposition de nouvelles lettres sur la façade du bâtiment et a empêché les manifestants de se rendre ensuite à la rue de la Loi. Quelques dizaines d'activistes retenus par les forces de l'ordre sur le boulevard Pacheco ont fini par devoir décliner leur identité et laisser leur matériel de protestation, puis partir. Une majorité de manifestants s'est pliée aux injonctions de la police.

Ceux qui ont refusé de partir - environ soixante personnes - ont été appréhendés. Ils pourront retrouver la liberté dans le courant de la soirée.

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