Manif du 6 novembre: 11 personnes interpellées, dont 10 dockers

D'importants dégâts et de nombreux blessés parmi les forces de l'ordre après la manifestation nationale du 6 novembre.
D'importants dégâts et de nombreux blessés parmi les forces de l'ordre après la manifestation nationale du 6 novembre. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Suite à la manifestation du 6 novembre 2014 au cours de laquelle des policiers ont été blessés, 11 suspects identifiés en divers endroits du pays ont été "tirés de leurs lits par la police local de Bruxelles-Capitale - Ixelles", annonce un communiqué du parquet de Bruxelles.

Suite à la manifestation du 6 novembre 2014 au centre de Bruxelles au cours de laquelle plusieurs policiers de différentes zones de police bruxelloises ont été blessés et de nombreuses dégâts ont été causés, le parquet avait annoncé son intention d'identifier le plus grand nombre possible de manifestants ayant commis des délits.

Deux premières actions coordonnées avaient eu lieu il y a quelques semaines et plusieurs personnes avaient déjà été arrêtées. Mais les recherches n'étaient pas terminées pour autant. Le parquet cherchait toujours à identifier les autres suspects.

Onze ont été "interceptés" ce jeudi lors d'actions coordonnées par la police locale de Bruxelles-Capitale - Ixelles avec le soutien des équipes d'intervention et de la brigade anti-agressions. Aucun incident n'a été signalé durant ces interventions.

"Ce matin, en divers endroits du pays, ces suspects identifiés ont été tirés de leurs lits par la police local de Bruxelles-Capitale - Ixelles, annonce dans un communiqué Rym Kechiche, porte-parole du parquet de Bruxelles. Les 11 personnes ont pu être interceptées. Parmi ces 11 personnes, 10 néerlandophones, tous 'dockers'."

Comparution pour de nombreux faits

Quatre d'entre eux ont été privés de leur liberté à la demande du juge d'instruction, et une instruction judiciaire était déjà en cours.

Quant aux sept autres, ils recevront une citation par police. Les 6 néerlandophones seront cités le 19 février 2015, le francophone le 6 février 2015.

Ils devront entre autres comparaître pour des faits de rébellion, port d'armes prohibées, coups et blessures volontaires sur agents de police, avec préméditation en rade, et destruction de véhicules.

Le parquet annonce qu'il "réagira de manière appropriée et adaptée en fonction de chaque dossier et de chaque suspect identifié", soulignant "une grande importance" accordée à ces faits.

T. Mignon

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