Manifestation des travailleurs de la Croix-Rouge contre la politique d'asile de Théo Francken

Quelque 200 travailleurs de la Croix-Rouge en colère se sont rassemblés lundi à 11 heures au parc Maximilien pour manifester devant l’office des étrangers. Ils dénoncent la fermeture de plus de 7000 places d’accueil pour demandeurs d’asile. Le gouvernement fédéral a pris cette mesure par souci d’économie puisque ces places ne sont plus toutes occupées.

Des représentants syndicaux de la Croix-Rouge se sont donc rendu au cabinet de Theo Francken (N-VA). Ils espèrent être reçu par le secrétaire d’état pour lui faire part de leurs revendications. Plusieurs centres ouverts en urgence en 2015 fermeront leur portes et engendreront des pertes d’emploi. Mais cela signifie aussi que le travail d’intégration des demandeurs d’asile qui séjournent dans ces centres serait à refaire.

Le mois dernier, le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration Theo Francken annonçait que neuf centres d'accueil fermeraient leurs portes en 2018 : trois en Flandre, cinq en Wallonie et un à Bruxelles. "Le flot de demandeurs d'asile s'est réduit, ce qui nous donne de la marge pour continuer à réduire le nombre de places et épargner sur les coûts", avait-il expliqué.

200 emplois menacés

Dans la mesure où ces centres avaient été ouverts en urgence, ces travailleurs n'avaient pas signé de contrats prévoyant un préavis. Ils n'ont donc pas, ou peu, de perspective de remplacement. 

Écoutez à ce sujet Patricia Petitfrere, déléguée syndicale pour le SETCA. "On ne peut pas prendre des êtres humains comme des numéros et les balancer d'un centre à l'autre en leur demandant de recommencer leur vie alors qu'ils ont déjà fait un parcours d'une souffrance que nous ne pouvons pas imaginer". 

L'action menée au parc Maximilien était avant tout une initiative francophone. Aucun syndicat du nord du pays, ni la Rode Kruis Vlaanderen, ne participaient. "Nous étions au courant de l'action, mais nous ne ressentons actuellement pas de besoin de manifester", a indiqué la porte-parole de Rode Kruis Vlaanderen, An Luyten.

La manifestation démarrait à 11 h du parc Maximilien. Une délégation se rendait ensuite au cabinet de Théo Francken pour lui remettre une pétition. 

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