Manifestation contre les violences faites aux femmes: quelque 2.000 personnes dans les rues de Bruxelles

Manifestation contre les violences faites aux femmes: plus de 1.000 personnes dans les rues de Bruxelles
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Manifestation contre les violences faites aux femmes: plus de 1.000 personnes dans les rues de Bruxelles - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le 25 novembre, c’est la journée internationale pour l’élimination des violences envers les femmes. Partout dans le monde, des milliers de femmes et d’hommes se mobilisent pour en finir avec des violences qui mettent à mal les droits, l’autonomie, l’intégrité et la sécurité des femmes, allant jusqu’à détruire des vies. A Bruxelles quelque 2.000 personnes (selon la police) ont manifesté dans les rues. Les manifestants ont répondu à l'appel de la plateforme Mirabal.

Un long "fil rouge de la violence" traverse symboliquement le cortège, qui a débuté de la gare du Nord à 14h30, représentant les différentes formes de violences à l'encontre des femmes.

A cette occasion, Vie Féminine clôturera sa campagne "Brisons l’engrenage infernal !" qui, depuis un an, vise à débanaliser les violences machistes, à créer des solidarités de femmes pour mieux résister aux violences quotidiennes et à interpeller les responsables politiques pour changer les pratiques des institutions publiques afin de rendre la lutte contre les violences plus effective en Belgique.

Soutien d'Amnesty International

Amnesty International s'est joint à la Marche contre les violences faites aux femmes organisée à Bruxelles. En effet, si des avancées sont enregistrées dans la lutte contre ces violences en Belgique, Amnesty continue de dénoncer les nombreux obstacles qui subsistent dans la prise en charge des victimes.

Amnesty s’est réjoui de la mise en place, début novembre, du projet pilote de "Centres de prise en charge des violences sexuelles" à Bruxelles, Liège et Gand. Cette initiative répond à la plupart des recommandations d’Amnesty International et de SOS Viol, avec notamment la présence 24 heures sur 24 d’un personnel formé, la gratuité des soins, la possibilité d’effectuer un examen médico-légal en dehors d’un dépôt de plainte, ou encore les conditions optimales d’audition.

"Nous devons mettre un terme à toutes les violences contre les femmes. C'est à présent au monde politique de prendre ses responsabilités et de transformer les mots en actes. Aucun changement n'est possible sans mesures politiques concrètes", ont indiqué les organisateurs de la manifestation, qui se terminera place du Nouveau Marché aux Grains.
 

Malgré ces avancées, de nombreux problèmes subsistent, comme le manque de formation initiale et continue de tous les professionnels susceptibles d’être en contact avec des victimes de violences sexuelles.

Par ailleurs, le genre des victimes n’est toujours pas enregistré par la police. Il apparaît pourtant indispensable de pouvoir quantifier les cas de viols commis sur des femmes afin de mettre en exergue la spécificité de cette forme de violence. Une telle collecte des données permettrait à la Belgique de se mettre en conformité avec les recommandations de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

En outre, le financement des organisations actives dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles et la prise en charge des victimes tend à se réduire d’année en année et la généralisation des cours d’Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles n’est toujours pas une réalité, malgré l’obligation qui en a été donnée en 2012.

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