Manif nationale: le parquet réclame de la prison pour des fauteurs de troubles

Manif nationale: le parquet réclame un an de prison pour des fauteurs de troubles
Manif nationale: le parquet réclame un an de prison pour des fauteurs de troubles - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le parquet de Bruxelles a réclamé jeudi devant le tribunal correctionnel une peine d'un an de prison à l'encontre de deux dockers soupçonnés de faits de violence lors de la manifestation nationale du 6 novembre dernier. La Ville de Bruxelles et la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles se sont constituées partie civile et exigent un euro de dommages et intérêts provisoires.

La zone de police réclamait 200 euros de dommages moraux. "Les agents de police étaient présents juste pour faire leur travail et ont été la cible notamment de jets de bouteilles et de pierres", indiquent les avocats. "Un tel comportement est inacceptable."

"Les manifestants ont délibérément dévié du parcours pour attaquer la police", selon le ministère public, qui n'est pas opposé à une peine de prison avec sursis ou une peine de travail.

Pour les avocats des dockers, ces derniers s'étaient rendus à Bruxelles pour manifester librement mais se sont laissés entraîner par d'autres fauteurs de troubles. Les deux hommes ont lancé des pierres mais auraient arrêté de leur propre initiative, lorsqu'ils ont vu que la situation dégénérait. La défense fait valoir que la loi pénale prévoit dans de tels cas une cause d'excuse absolutoire et que le duo ne peut donc pas être puni, mais a également plaidé pour une peine de travail en cas de désaccord du tribunal.

Les jugements sont attendus le 8 janvier. Deux autres fauteurs de troubles présumés comparaîtront le 11 décembre.

Au total, 120 agents avaient été blessés, onze véhicules incendiés et 62 autres endommagés. La police avait interpellé le jour même 43 fauteurs de troubles, dont deux ont fait l'objet d'une arrestation judiciaire. L'un d'eux a reçu une citation directe et comparaîtra le 19 décembre devant le tribunal correctionnel tandis que l'autre a été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction.

Le 20 novembre, la police a encore interpellé douze personnes, dont deux n'étaient pas liés aux troubles et cinq ont été présentés devant un juge d'instruction. Ce dernier en a libéré deux sous conditions et a placé les trois autres sous mandat d'arrêt, qui ont cependant été remis en liberté la semaine dernière. Une personne a reçu une citation directe pour le 16 janvier et les quatre autres comparaissaient jeudi devant le tribunal. Deux d'entre eux ont cependant demandé et obtenu un remise à jeudi prochain, le 11 décembre. Les deux autres, un travailleur du port d'Anvers de 31 ans et un du port de Zebrugge de 26 ans, ont comparu jeudi.

 


Belga

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