Malgré un taux de vaccination élevé, certaines maladies peuvent revenir

Illustration : la vaccination
Illustration : la vaccination - © Rtbf

Les Belges font partie des Européens les mieux et les plus vaccinés. Mais des cas de rougeole l'année dernière, d'oreillons et de coqueluche cette année font apparaître des oublis et des hésitations. A ce rythme-là, selon, le service public fédéral Santé, on peut craindre le retour ou la plus diffusion de certaines maladies.

Lorsque 95% de la population est vaccinée, il n'y a pas de risque d'épidémie. Or, dans certains cas, aujourd'hui, le seuil est à peine atteint. Le virologue Marc Van Ranst, professeur à la KUL et membre du Conseil supérieur de la santé explique à la RTBF : "Avec certains virus on court un risque d’avoir une épidémie. On peut accepter qu’un certain pourcentage de la population qui ne veut pas se faire vacciner, pour l’une ou l’autre raison. Mais cela doit rester raisonnable".

Le taux de vaccination est très élevé pour les nouveau-nés. Mais il laisse quelquefois à désirer pour une autre génération, comme l’indique Marc Van Ranst : "Souvent les jeunes parents soit ne sont pas vaccinés, soit ont perdu un grand pourcentage de leur protection".

Vaccination et émotion

Un groupe anti-vaccination est très actif et  diffuse régulièrement ses arguments. Cela fait dire à Marc Van Ranst que "la vaccination a toujours appelé un peu aux émotions et on a toujours connu des groupes anti-vaccination".

La résurgence et la diffusion des maladies ont des origines diverses : ou bien un taux de vaccination insuffisant (la rougeole dans une école l'année dernière),  ou bien un vaccin qui n'est pas totalement adapté aux souches qui circulent (les oreillons il y a quelques semaines, notamment à l'université de Gand).

Dominique Delhalle

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